Cartes SIM prépayées : l’ICTA ciblée pour manque de contrôle

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 Il n’y a aucune limite sur le nombre de cartes SIM prépayées qu’une personne peut posséder.

Il n’y a aucune limite sur le nombre de cartes SIM prépayées qu’une personne peut posséder.

Le rapport de la Commission Lam Shang Leen sur la drogue continue à faire des vagues. L’ancien juge a plusieurs fois remis en question l’utilisation faite des cartes SIM dans les réseaux de drogue à Maurice. Paul Lam Shang Leen préconise même la fin des cartes prépayées, faute de contrôle sur ses celles-ci. Mais, selon certains opérateurs, s’il y a des failles, c’est à l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) de prendre des actions.

Actuellement, il n’y a aucune directive de l’autorité régulatrice, l’ICTA, sur le nombre de cartes SIM qu’une personne peut posséder. Durant les auditions de la commission, il avait été révélé qu’un employé d’une agence de voyage avait 28 000 cartes SIM enregistrées à son nom. Quatre de celles-ci s’étaient retrouvées en prison.

Quant aux étrangers de passage à Maurice qui achètent des cartes SIM, si les opérateurs sont tenus de leur réclamer une carte identité ainsi qu’une preuve d’adresse, il n’y a toutefois aucun contrôle sur l’utilisation tierce des cartes. Des raisons pour lesquelles Paul Lam Shang Leen souhaite une réglementation des cartes SIM prépayées.

Les opérateurs, de leur côté, étudient les recommandations. Mais renvoient la balle au régulateur, qui, disent-ils, doit émettre des directives régulièrement. De souligner que lorsqu’un ordre du juge est émis pour accéder aux contacts, aux listes d’appels et aux SMS échangés d’un utilisateur, les opérateurs collaborent pleinement.

1,8 million de cartes

Emtel Ltd souligne avoir pris note des recommandations. Selon l’opérateur mobile, c’est à l’ICTA d’agir. Si celle-ci démarre des consultations, indique-t-on, l’opérateur de téléphonie fera valoir ses arguments. Les cartes prépayées sont les plus répandues, avec 1,8 million de cartes en circulation dans le pays.

Toutefois, il n’y a pas de restriction sur ceux qui vendent ces puces; tout n’est pas contrôlé par l’opérateur. Aussi, le revendeur a une obligation de remettre les informations des détenteurs.

Est-ce la fin des cartes SIM prépayées ? À cette question, un opérateur se dit sceptique, car le secteur de la téléphonie mobile est composé majoritairement de forfaits prépayés. D’ailleurs, l’avantage du prépayé, c’est de consommer à son rythme et selon ses moyens. Tandis que le postpaid est davantage utilisé par les entreprises ou détenteurs de ligne fixe.

Selon nos informations, l’ICTA attend toujours des directives du ministère de la Technologie, de la communication et de l’innovation ou du gouvernement à travers des réglementations pour pouvoir agir.

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