Méthadone: les syndicalistes contre la distribution dans les centres de santé

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Selon les syndicalistes cette décision n’est pas la bonne car les toxicomanes sous traitement représentent un danger.

Selon les syndicalistes cette décision n’est pas la bonne car les toxicomanes sous traitement représentent un danger.

Les syndicats du ministère de la Santé s’en vont en guerre. En effet, ils contestent la distribution de méthadone dans les centres de santé. C’est ce qu’a fait savoir Amarjeet Seetohul, président de la Ministry of Health Employées Union (MHEU) lors d’une conférence de presse ce mercredi 8 août, à Port-Louis.

Les employés du secteur de la santé ont, toutefois, tenu à affirmer qu’ils n’ont rien contre les toxicomanes. «Mais c’est un fait qu’ils ont des comportements à risque», a déclaré Amarjeet Seetohul. De préciser que les syndicats militent depuis plusieurs années contre la violence envers le personnel hospitalier. Cette décision, poursuit-il, n’est pas la bonne car les toxicomanes sous traitement représentent un danger. «Sa décision la pou amenn violans é sa li pa dan lintéré personn.»

D’ailleurs, selon lui, en 2015, lorsqu’Anil Gayan occupait le fauteuil de la Santé, il avait pris la décision de transférer la distribution de méthadone des hôpitaux aux postes de police justement à cause de ces comportements violents. «Cela a été fait non seulement dans l’intérêt des employés du ministère, mais aussi du public, qui souffrait de la présence des toxicomanes dans les hôpitaux», a soutenu le président de la MHEU. Il a pris pour exemple l’hôpital de Moka qui est situé à côté du poste de police. «Même dans ce cas, les médecins sont parfois malmenés. De plus, le gouvernement avait promis des ‘police desks’ dans tous les hôpitaux mais jusqu’à présent rien n’a été fait

Amarjeet Seetohul est également d’avis que les syndicats auraient dû être consultés avant qu’une telle décision soit prise. Raison pour laquelle, il demande au ministre Anwar Husnoo de revoir sa position dans cette affaire.

Également présent à la conférence de presse, Rashid Emrith a abondé dans le même sens. Selon le président de la Fédération of Public Sector and Other Unions (FPSOU) avec cette pratique, les gens n’iront plus aux dispensaires et se tourneront vers les hôpitaux, ce qui va engorger le système.

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