Droits des femmes: l’Arabie Saoudite à couteaux tirés avec le Canada, Maurice s’en mêlera-t-il?

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Showkutally Soodhun dit partager de bonnes relations avec le prince héritier de l’Arabie Saoudite.

Showkutally Soodhun dit partager de bonnes relations avec le prince héritier de l’Arabie Saoudite.

Au vu de son amitié avec le prince héritier Mohammed ben Salmane Al Saoud, Showkutally Soodhun interviendra-t-il ? Cela fait presque une semaine que l’Arabie Saoudite et le Canada sont en conflit.

Tant et si bien que Saudi Airline a suspendu jusqu’à nouvel ordre ses vols directs vers le Canada. Tandis que l’ambassadeur canadien a été expulsé, en l’espace de 24 heures.

Ce n’est pas tout. L’Arabie Saoudite a décidé de «put on hold» le commerce ainsi que les investissements avec le Canada, qui a riposté en annulant toutes les bourses d’études aux Saoudiens. Ceux qui se trouvent déjà au pays du Premier ministre Justin Trudeau seront, eux, «relocalisés».

Tout est parti d’un communiqué du bureau de l’UN High Commissioner for Human Rights, le mardi 31 juillet. Celui-ci a déploré que depuis le 15 mai à fin juillet, pas moins de 15 activistes des droits civiques, dont ceux des femmes, ont été arrêtés arbitrairement. Dans le communiqué, les Nations unies ont demandé leur libération.

Parmi les activistes emprisonnés, Samar Badawi, à qui l’US International Women of Courage Award avait été décerné en 2012. La jeune femme est connue pour sa lutte contre le patriarcat. Son frère a, en 2014, écopé de 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet pour avoir insulté l’islam. Tandis que l’épouse du bloggeur a trouvé refuge au Canada, dont elle est devenue citoyenne.

C’est ainsi que suivant le communiqué des Nations Unies, le Canada, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s’est alarmé de l’arrestation de Samar Badawi, réclamant sa libération immédiate, ainsi que celle des autres activistes des droits civiques.

Ce qui a fortement déplu aux autorités saoudiennes. Qui ont exprimé leur «incrédulité» devant le «commentaire négatif et sans fondement» du Canada. Avant d’insister que les activistes sont détenus en conformité avec la loi. Et d’ajouter que les déclarations du Canada constituent «une ingérence claire et nette dans les affaires internes du royaume».

Liberté d’expression

Le Canada a toutefois persisté. «Le Canada s’emploiera toujours à veiller au respect des droits humains, dont ceux des femmes, ainsi que la liberté d’expression à travers le monde. Nous n’hésiterons pas à promouvoir ces valeurs et nous croyons que le dialogue est essentiel dans la diplomatie internationale.»

L’activiste saoudienne Manal al-Sharif, qui milite pour les droits des femmes, a remercié le Canada d’avoir pris  position. Elle s’est, dans la foulée, demandé quand les nations européennes prendraient position.

Quid de Maurice, qui vient d’obtenir un financement à hauteur de Rs 5,3 milliards de l’Arabie Saoudite ?

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