Cour intermédiaire: deux peines d’emprisonnement pour avoir torturé et violé sa concubine

Avec le soutien de
L’accusé avait même éteint sa cigarette sur le corps de sa concubine.

L’accusé avait même éteint sa cigarette sur le corps de sa concubine.

Le couperet est tombé en ce 7 août en cour intermédiaire. La magistrate Niroshni Ramsoondar a infligé deux peines d’emprisonnement de 13 et 16 ans à R.B, reconnu coupable de viol et d'agression avec circonstances aggravantes.

La victime et l'accusé se connaissent depuis 2006. Leur relation n’a jamais été stable. C’est en 2011 que les choses ont commencé à dégénérer. Alors que R.B était sous l’influence de l’alcool, une dispute sur fond de jalousie éclate. «Il m’a giflée avant de me violer», a affirmé la victime. Par la suite, son bourreau avait appelé sa mère pour lui dire qu'elle avait été kidnappée. «Il m’avait menacée et je n’ai rien dit à personne. Ce soir-là, j’ai été admise à l’hôpital.»

Les faits se sont reproduits à plusieurs reprises sans qu’elle ait le courage de le dénoncer. La victime a aussi expliqué qu’une fois, elle avait été attachée à une chaise avant d’être torturée avec un couteau et une bougie. L’accusé avait même éteint sa cigarette sur le corps de sa compagne. «Il avait mis deux briques sur ma tête avant de me violer ce jour-là», a-t-elle révélé.

A chaque fois qu’elle sortait de l’hôpital, il recommençait. «Je ne pouvais pas me rendre chez mes parents car ils m’avaient mise à la porte. Je n’avais nulle part où aller.» Un jour, toutefois, prenant son courage à deux mains, elle a dénoncé son bourreau au poste de police.

Devant la cour, l’accusé a nié les faits, déclarant que sa compagne a fait de fausses allégations contre lui car il ne lui donnait pas d’argent. Mais la magistrate a estimé que la victime était convaincante.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires