MCiné Trianon s’agrandit avec deux nouvelles salles

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Pour Rajesh Callicharan, gérant de MCiné, la demande en hausse motive l’agrandissement de Trianon.

Pour Rajesh Callicharan, gérant de MCiné, la demande en hausse motive l’agrandissement de Trianon.

MCciné à Trianon voit grand. Ce n’est pas une, mais deux salles que ce cinéma va ajouter aux trois salles déjà existantes. «Nous travaillons actuellement sur les plans des deux nouvelles salles. Les travaux devraient être complétés dans cinq mois», affirme Rajesh Callicharan, directeur de Mont Ida Films et gérant des salles MCiné et Novelty.

Dans la foulée, des rénovations sont à prévoir au Novelty à Curepipe. «Les salles rénovées seront fin prêtes d’ici la fin de l’année», précise le responsable. Il ajoute que le but à la longue «est d’offrir le même concept que celui de MCiné Trianon dans toutes nos autres salles».

Rajesh Callicharan dit miser sur le confort des clients et la qualité des films diffusés. Au total, Mont Ida Films s’occupe de huit salles à travers l’île : trois à Trianon, deux au Novelty à Curepipe, ainsi que trois salles à MCiné de Flacq.

MCiné de Flacq. En attendant les travaux, MCiné Trianon est engagée sur un autre chantier. Celui du soutien aux films locaux. La semaine dernière, c’est dans cette salle qu’a été lancé Le coup parfait de Sada Rajiah et Désiré Prevost (voir ci-contre).

D’emblée, Rajesh Callicharan affirme ne pas faire de profit en projetant des productions mauriciennes. «La recette est divisée en deux : moitié pour la salle, moitié pour le réalisateur». Mais le nombre de spectateurs reste très bas». Le plus grand succès d’affluence jusqu’à l’heure, selon lui est Panik, le film des Komiko.

Pour ce film sorti en novembre 2017, «nous avons non seulement ajouté des séances, mais nous l’avons aussi projeté dans deux salles en simultané. C’est la première fois qu’un film local faisait salle comble chez nous. C’est un signe encourageant pour le cinéma mauricien», soutient le directeur de Mont Ida Films. Certes, il a contribué au financement de Panik, mais ne compte pas se lancer dans la pro- duction, dans l’immédiat. «Des réali- sateurs m’ont approché, mais on n’est pas pressé.»

Qualité d'abord

Le comportement des spectateurs le pousse à être plus sélectif avec les films locaux. «Nous nous sommes rendu compte que la qualité d’un film mauricien diffusé chez nous a une in- fluence sur le nombre de spectateurs qui se déplacent pour le film local suivant. Si nous diffusons un film local qui n’est pas très bon, le public hésite la prochaine fois qu’on lui propose du cinéma mauricien».

qu’on lui propose du cinéma mauricien». À l’avenir, le responsable envisage de passer au crible les films avant diffusion. «Le public nous fera confiance et saura que nous ne lui proposons que des films de qualité», explique Rajesh Callicharan

Si jusqu’à présent, Mont Ida Films a ouvert ses portes aux réalisateurs mauriciens de tous bords, c’était pour encourager les réalisateurs qui «ne peuvent compter que sur la vente des DVD». Le responsable est d’avis que ce n’est pas ainsi que le secteur cinématographique mauricien décollera. «Cela prendra du temps, mais les Mauriciens finiront par apprécier les films locaux.»

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