«Mini-tornade» à Maurice: quand les nuages dansent le twist

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Selon les experts, l’appellation «tornade» aussi mini soit-elle, n’est pas la bonne. Il s’agit, en fait, d’un entonnoir nuageux.

  Selon les experts, l’appellation «tornade» aussi mini soit-elle, n’est pas la bonne. Il s’agit, en fait, d’un entonnoir nuageux.  

Les photos ont fait le tour de l’île en milieu de semaine. Ces images, prises dans le Nord par des automobilistes et villageois, n’ont pas manqué d’éveiller la curiosité. Ce phénomène météorologique intrigue, et certains, à l’imagination fertile, n’ont pas manqué de penser aux films comme «Twister», qui parle de tornades géantes et dévastatrices. Mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter, rassure la station météo de Vacoas.

D’ailleurs, rappellent les experts, l’appellation «tornade» aussi mini soit-elle, n’est pas la bonne. Il s’agit, en fait, d’un entonnoir nuageux. «En anglais, on appelle cela un ‘funnel cloud’. Ce phénomène intervient quand il y a une différence de chaleur et de pression à l’intérieur du nuage», soulignent les météorologues. «La différence de températures entre les courants ascendants chauds et les courants descendants froids dans les nuages de type cumulus, comme cela s’est produit mercredi, permet l’apparition d’entonnoirs nuageux, qui s’étirent vers le sol.»

Wikipédia leur donne raison. Le site précise qu’une tornade est un tourbillon de vent isolé prenant la forme d’un entonnoir sortant d’un nuage convectif, le plus souvent un cumulonimbus, et dont la pointe est tournée vers la surface terrestre. Lorsque la seule condensation suffit à le rendre visible, ce qui n’est pas toujours le cas, pareil tourbillon prend le nom de tuba. En touchant la surface terrestre il prend l’aspect d’une colonne d’orientation à peu près verticale, mais souple et mobile horizontalement. Celle-ci, en balayant la terre ferme ou l’eau, soulève sur son passage toutes sortes d’éléments solides ou liquides qu’elle entraîne à sa base en une excroissance bouillonnante, appelée le buisson de la trombe et constituée soit par une nuée de gouttelettes au-dessus de la mer, soit par des poussières, du sable et une multitude de débris au-dessus du sol.

Un entonnoir nuageux

On parle de tornade si l’air en rotation entre en contact avec la terre ferme ; lorsque le phénomène ne touche pas le sol, on parle simplement d’un entonnoir nuageux. Lors d’un contact sur l’eau plutôt que sur le sol, on parle alors de trombe marine. Lorsque l’on observe des trombes marines se former en l’absence de nuages de convection atmosphérique, il s’agit d’un phénomène similaire à un tourbillon de poussière sur la terre ferme.

Par ailleurs, ce phénomène n’est pas si rare sous nos cieux, précisent les météorologues de Vacoas. Surtout pendant l’hiver, où le baromètre nous joue des tours.

Qu’en est-il des vraies, grosses tornades comme on en voit dans les films ? Risquent-elles de venir nous rendre visite un jour ? Même si le tempérament capricieux de Dame Nature n’est pas à prendre à la légère, il est pratiquement impossible qu’un tel phénomène nous frappe. Surtout en plein hiver, pendant les mois de juillet et d’août. «Même en été, il est très peu probable qu’une tornade apparaisse.»

Pourquoi ? Parce que notre climat et notre topographie ne sont pas propices à leur formation. «Il nous manque deux choses : d’une part, de grands espaces terrestres et surtout des masses orageuses s’élevant à plusieurs kilomètres de hauteur dans l’atmosphère», explique-t- on du côté de Vacoas. «Sans ses deux éléments, la formation de tornades n’est pas une chose envisageable.»

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