Sa chienne capturée par la MSAW: malvoyante, Marie n’imagine pas sa vie sans Bouba

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Marie Petit a adopté sa chienne lorsqu’elle était encore bébé.

  Marie Petit a adopté sa chienne lorsqu’elle était encore bébé.  

Entre elles, ça a été le coup de foudre. Ensemble, Marie Petit, 31 ans, et Bouba, sa chienne, ont tout partagé. «Elle sait quand je suis triste, quand je suis stressée ou encore quand je pleure. Bouba fer tou pou donn mwa inpé lazwa dan mo lavi.» Il faut dire que la vie n’est pas si simple pour la trentenaire, qui est malvoyante. Nouveau coup du sort, mardi, pour la Curepipienne. Le van de la Mauritius Society for AnimalWelfare (MSAW) a emmené son chien.

«Il ne traîne pas dans la rue. Mais parfois, elle arrive à s’échapper pour aller jouer sur le gazon à l’extérieur de la maison», explique Marie Petit. Quand le van est passé, elle n’a pas eu le temps d’aller secourir son chien.

Bouba est l’enfant qu’elle n’a jamais eu. «Je l’ai adopté quand elle était encore bébé. Et nous avons développé un grand amour l’une pour l’autre», confie la Curepipienne. «Mo pa trouvé kan komans fer nwar», explique-t-elle. Elle se fait aider au quotidien par Bouba pour se déplacer le soir. «Elle n’a pas eu de formation, mais je crois qu’elle a su que j’avais besoin d’elle pour me déplacer. Kan mo al laboutik, par examp, li vinn ek mwa. Par so pa mo koné kot mo bizin marsé», raconte-t-elle. D’ajouter qu’elle ne peut pas imaginer sa vie sans sa chienne. Comme Marie Petit est pensionnaire et qu’elle n’a que cet argent pour subvenir à ses besoins, elle ne sait pas où trouver l’argent pour faire sortir Bouba. Elle n’a pratiquement pas fermé l’œil cette nuit-là, réfléchissant à une solution.

Aide du public

Le lendemain, très tôt, elle va voir Sameer Golam, le président de Second Chance Animal Rescue (SCAR). Ce dernier aide Marie Petit à recueillir les Rs 3 000 nécessaires pour sortir sa chienne de la MSAW. «Mo dir ou fran, san ed bann dimounn kinn kontribié, mo pa ti pou éna sa kas-la pou kapav al tir li laba», déclare-t-elle. «Si mo ti tardé, mo koné ki mo lisien ti pou fini mor laba.»

Retrouver Bouba «était la plus grande joie de ma vie, de pouvoir la serrer à nouveau saine et sauve dans mes bras. Cela se voyait qu’elle m’avait aussi énormément cherchée.» Depuis, Bouba a été stérilisée et Marie Petit s’assure qu’elle ne quitte plus l’enceinte de la maison. «Je ne supporterais pas une telle situation à nouveau. Je l’ai appris à mes dépens. Croyez-le ou pas, les animaux ont aussi du sentiment et Bouba me le montre chaque jour», lance-t-elle, heureuse d’être à nouveau avec sa chienne. «Mille mercis à SCAR et tous ceux et celles qui m’ont aidée à réunir la somme d’argent !»

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