Concours de beauté: Sindy Speurt, première Miss Franco-Mauricienne

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Son rêve est d’être journaliste dans l’audiovisuel car elle se passionne tant pour l’actualité locale qu’internationale.

Son rêve est d’être journaliste dans l’audiovisuel car elle se passionne tant pour l’actualité locale qu’internationale. 

Depuis une quinzaine de jours, Sindy Speurt, gagnante du premier concours visant à élire la Miss Franco-Mauricienne, a pris avantage de son prix, un billet d’avion Paris-Maurice-Paris. Elle n’est pas qu’un joli minois. Diplômée en professions immobilières, elle se destine au journalisme audiovisuel. Cette jeune femme de 19 ans et demi a beau être née à Paris, elle est venue en vacances à Maurice au moins 17 à 18 fois. Et pour cause : sa mère, Salonee Mudhoo, est originaire de Belle-Rose. Son père, William Speurt, est Franco-italien. Une partie de la famille Mudhoo a émigré en France.

De l’union de William Speurt et de Salonee Mudhoo naît Swann, leur aînée de 21 ans. Puis vient Sindy. Si au départ la famille vit en banlieue parisienne, les Speurt achètent une maison familiale en Picardie, qui est à 20 minutes de Paris. Salonee Speurt, qui a tâté un peu de coiffure à Maurice avant d’émigrer, exerce aujourd’hui comme ambassadrice des produits Yves St Laurent dans la boutique hors taxe de l’aéroport Charles de Gaulle.

Sindy effectue toute sa scolarité en France et opte pour un baccalauréat économique et social. Son rêve est d’être journaliste dans l’audiovisuel car elle se passionne tant pour l’actualité locale qu’internationale. De plus, au lycée, ses enseignants n’arrêtaient pas de souligner à quel point elle est à l’aise aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Mais lorsqu’elle décide de chercher une école de journalisme après son bac, la rentrée est déjà entamée.

Elle étudie donc en vue de passer un Brevet de technicien supérieur des professions immobilières en alternance sur Paris pendant deux ans, c’est-à-dire qu’elle étudie deux jours et les trois jours restants, elle est mise en situation professionnelle et plus particulièrement dans le domaine de la transaction, soit en vente et locations de maisons et d’appartements à Paris. 

Comme elle a des manières avenantes, le courant passe bien entre elle et les potentiels clients. Cela ne la dérange pas d’avoir à faire le trajet de la Picardie à Paris. Et puis, après sa journée de travail qui va de 8 à 18 heures, elle est heureuse de regagner le calme de la Picardie. 

Comme elle est coquette, tous les ans, elle suit de près les concours de Miss Madagascar, Miss Seychelles et Miss Comores, organisés par des membres de leur diaspora à Paris. Lorsqu’elle apprend que la Mauricienne Sabita Ajodha, qui vit en France depuis une quarantaine d’années, organise un concours en vue d’élire la première Miss Franco-Mauricienne, Sindy se dit que c’est une occasion de retrouver ses racines et de rencontrer d’autres Mauriciennes de son âge vivant à Paris.

Ledit concours, qui est ventilé sur les réseaux sociaux dès mai 2017, s’adresse aux jeunes femmes d’origine mauricienne, âgées de 18 à 27 ans et qui doivent avoir une taille d’un 1 m 70. Sindy est conviée à une date précise avec quatre autres participantes pour un shooting photographique et un entretien.

Sur 49 inscrites, la sélection finale comprend 12 filles, dont Sindy. Le vote doit venir de trois sources : du public, du jury présidé par Tony Para, parfumeur et président des concours de Miss des îles à Paris, qui est épaulé par Primerose Obeegadoo, l’organisatrice de Miss Mauritius, et finalement des internautes. Les répétitions ont lieu durant le mois d’octobre et novembre dernier à raison d’une journée par semaine.

Les participantes apprennent à marcher sur scène, à se positionner en binôme, à répéter cinq chorégraphies. «Nous avons eu de la chance car nous avons été coachées par les chorégraphes de Miss India France et nous avions cinq chorégraphies à mémoriser», dit la belle Sindy. Chose qu’elle accomplit sans peine car depuis l’âge de cinq ans jusqu’à ses 12 ans, elle a pris des cours de Modern jazz en compagnie de sa soeur. 

L’élection est prévue le 10 décembre. Ce jour-là, Sindy n’est pas tout à fait à l’aise car ayant demandé une coiffure ondulée, elle se retrouve avec des bouclettes. «J’étais très déçue par ma coiffure quelque temps avant mon élection… Mais j’ai quand même essayé d’avoir confiance en moi et en mes performances.»

Un problème électrique important interrompt prématurément la finale, si bien que l’événement est renvoyé au 26 décembre. Soulagée, Sindy défile ce jour-là avec ses cheveux naturels qui sont droits et lisses. À l’heure du verdict, elle est agréablement surprise par le résultat. Et enchantée que le premier prix soit un billet d’avion aller-retour Paris-Maurice-Paris, offert par Voyages Lafayette.

L’expérience, souligne-t-elle, valait la peine d’être vécue. «Je me suis fait pas mal de connaissances et le fait de participer à ce concours m’a donné plus d’assurance en moi. Je n’ai jamais été timide avec le monde qui m’entoure et j’ai gagné en confiance et en assurance.» 

C’est au début de septembre qu’elle regagnera Paris. Pour l’instant, elle profite de ses vacances et a pour projet d’organiser un événement humanitaire début août. Bien qu’à son retour elle ait la possibilité d’embrayer avec une licence en professions immobilières, elle n’en démord pas : elle sera journaliste. Cette fois, elle s’y est prise tôt car elle a déjà eu son admission dans une école de journalisme en banlieue parisienne. 

Depuis son élection, Sindy a été sollicitée pour participer au concours Miss Picardie en novembre et même par Primerose Obeegadoo qui vient de lancer le concours Miss Mauritius 2018. Mais Sindy préfère s’accorder un temps de réflexion et surtout se concentrer sur ses études. Elle réfléchit à l’élection de Miss Mauritius pour l’année qui suivra sa remise de couronne à la seconde future Miss Franco-Mauricienne. 

Elle est non moins fière d’avoir été élue la première Miss Franco-Mauricienne. «C’est quelque chose d’inoubliable de devenir la première Miss d’une élection. J’ai eu l’énorme chance d’être élue et c’est avec une immense joie et fierté que j’essaie de représenter au mieux notre beau métissage. Je remercie les personnes ayant fait de moi la première Miss dans l’histoire de l’élection Miss Franco-Mauricienne.»

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