Festival: quand le rock se fait entendre

Avec le soutien de
Tell me Peter en pleine démonstration.

Tell me Peter en pleine démonstration. 

Le rock est un genre musical à part entière. Avec le rock, il n’y a pas de demi-mesure «soit on l’aime soit on ne l’aime pas», soutient Joël Ramdoo, chanteur du groupe Skeptikal. Si les fervents rockers s’apprêtent à participer à la première édition de l’Underground Rock Festival, présenté par Culture Events & Production, ce soir, entre 17 heures et 2 heures du matin à Tamarin, il n’en demeure pas moins que ce style musical reste méconnu ou peu apprécié du grand public.

«Le rock est toujours mal vu à Maurice. Il y a certaines images associées aux rockers. Quand on parle de rock, les gens voient des Bibles brûlées, de l’automutilation ou encore des rituels dans les cimetières», explique Neal Crétin, musicien du groupe Unmind. Ce dernier se souvient d’un concert tenu dans un collège. «À la fin, on nous a fait comprendre qu’il ne fallait pas jouer ce style de musique dans cette école.» Résultat des préjugés : le rock à Maurice reste une musique underground, ayant difficilement accès à une plateforme d’expression. «On nous demande toujours de jouer doucement et parfois on est mal reçu. Quand des festivals sont organisés, nous envoyons notre demande de participation et souvent, on ne nous répond même pas», souligne Joël Ramdoo.

Cette difficulté à pouvoir s’exprimer ne se résume pas à la mauvaise image que véhicule, malgré lui, ce style musical. «Les gens sont plus sensibles au séga ou encore au reggae» soutient Neal Crétin. «Si certains écoutent du rock, ce sont surtout des groupes étrangers qu’ils préfèrent», explique, pour sa part, Joël Ramdoo.

Cette difficulté à pouvoir s’exprimer ne se résume pas à la mauvaise image que véhicule, malgré lui, ce style musical. «Les gens sont plus sensibles au séga ou encore au reggae» soutient Neal Crétin. «Si certains écoutent du rock, ce sont surtout des groupes étrangers qu’ils préfèrent», explique, pour sa part, Joël Ramdoo.

C’est avec joie que les rockers accueillent la première édition de l’Underground Rock Festival. «Depuis 16 ans que nous existons, c’est la première fois que nous participons à un festival dédié au rock», souligne Joël Ramdoo. Pour cet événement, les rockers se préparent depuis des mois.

«Nous allons donner le meilleur de notre musique sur scène. Nous faisons un mariage de séga et de rock. Nous espérons que cela va plaire au public», laisse entendre Neal Crétin. Du côté de Skeptikal, les répétitions vont bon train en vue de ce soir. «Nous présenterons cinq morceaux dont des reprises à notre sauce et également nos compositions », précise Joël Ramdoo.

Si vous êtes fans de rock, il est plus que temps pour vous d’exprimer votre soutien à cette musique. 

L’Underground Rock Festival : plus que de la musique 

Ce festival se veut une première étape dans les projets de Culture Events & Production. Cette maison de production, dirigée par Jimmy Veerapin, compte mettre en place toute une structure afin de rendre plus visible le rock mauricien. Un répertoire des groupes rock et une compilation, qui servira de carte de visite aux artistes auprès des professionnels étrangers, sont ainsi envisagés. Et cela afin de faciliter l’exportation de notre musique. Des concerts rock durant toute l’année dans des lieux souhaitant accueillir ce type de musique sont aussi prévus. Ne leur manque que le soutien nécessaire pour que ces beaux projets prennent vie.

Huit groupes occuperont la scène 

Ce festival est divisé en deux parties, la première, gratuite, au Cap Tamarin, à partir de 17 heures, la seconde, payante, à partir de 20 heures au Big Willy’s. Huit groupes de rock vous feront vibrer : Unmind, Skeptikal, La Foule, The Bunker Rats, Devived, Xendlith, Apostrophe, Tell Me Peter. Les billets seront disponibles à la porte.

Tell Me Peter, l’invité Réunionnais du festival 

Connaissez-vous le tropicore nucléaire ? C’est le nom que les membres du groupe Tell Me Peter, qui nous vient de La Réunion, ont donné à leur musique, mariage de sonorités soul, maloya, métal et jungle.

C’est en 2013 que le groupe voit le jour sur les berges de la Rivière-des-Pluies. Il comprend Charlotte au chant et aux percussions, Étienne à la batterie, Camille à la basse, Nicolas à la guitare et au chant.

Ces amis se sont regroupés dix ans après le lycée. Un an après, Tell Me Peter est élu groupe coup de coeur par le jury des France O Folies et fait la première partie du spectacle de Sandra Nkaké au Palaxa.

En 2015, il enregistre un premier titre intitulé «Space in time». En 2016, Tell Me Peter participe au Festival Rock à La Buse et fait la première partie du groupe espagnol Miraflores. Enfin, l’année dernière, il sort son premier EP, composé de quatre titres.

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