Richelieu: au pied du futur métro mais sans grand espoir

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Les villageois sont gênés par la poussière et les camions aux va-et-vient incessants.

Les villageois sont gênés par la poussière et les camions aux va-et-vient incessants.

Pour des habitants du village de Richelieu, qui se trouvent littéralement au pied du futur quartier général du Métro Express, que ce projet soit réalisé ou pas ne change- ra rien à leur état. Les travaux de ce vaste chantier, qui progresse depuis presqu’un an déjà, ne les laissent pas indifférents car des effets secondaires se font sentir et c’est cela qui les tracasse le plus.

«Ce sont des développements que l’on ne peut arrêter mais cela entraîne aussi dans son sillage beaucoup de poussière et de boue, qui se répandent partout dans le village. Une pétition a bien circulé il y a quelques semaines dans le village mais ce n’est pas le plus gros problème», dit un Richard Noël circonspect. «Ici, ce sont les camions qui représentent un danger sur la route. Avec tous ces travaux, c’est devenu risqué de circuler, surtout pour les enfants.»

Actuellement, avec les vacances scolaires, on voit de nombreux jeunes et d’enfants dans le village toute la journée, ce qui est cause des tracasseries aux parents. Avec les camions impliqués dans les travaux de construction, parfois, c’est un va-et-vient incessant des heures durant.

 Les maisons ne sont certes pas trop rapprochées de la zone de construction mais elles le sont suffisamment pour que leurs occupants soient, de temps à autre, incommodés par les travaux. Plusieurs parmi eux se sont retrouvés littéralement nez à nez avec des camions dans une route parfois juste assez large pour permettre à un seul camion de circuler.

La poussière est un autre sujet d’irritation, surtout les jours de pluie. «Nous souffrons de la poussière, il y en a beaucoup, et elle s’infiltre partout. Mais c’est pire quand il pleut ; elle se change alors en boue pâteuse», ajoute Richard Noël.

Certains avaient entendu dire qu’avec les travaux de construction, la main-d’œuvre des environs serait sollicitée. Mais dans ce village où les maçons ne manquent pourtant pas, personne ne semble avoir reçu une offre d’emploi.

Un peu plus loin dans le village, on rencontre quelques sceptiques par rapport à la date butoir de la fin du projet. «Je suis déjà retraité. Je ne pense pas que je verrais le métro. De ce que j’aperçois de chez moi ou quand je passe assez près du champ des travaux, je doute que j’aurais l’occasion de voyager par le métro», lance Clency Antonio, un sourire dubitatif aux lèvres. Plus sérieusement cependant, ce retraité de 61 ans se retrouve aussi parmi ceux qui se plaignent des inconvénients causés par les travaux.

 Cela dit, l’avènement prochain du Métro Express en intrigue d’autres, comme pour Fajah Irina, qui se ver- rait bien l’utiliser, une fois que les travaux seront terminés. «Je suis curieux de voir ce que ça va donner et comment cela va fonctionner.»

Quoi qu’il en soit, le métro finira bien par arriver, avec son lot de changements pour des habitants qui demeurent sur le qui-vive.

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