La peine de mort, ce n’est pas très catholique, voire pas du tout

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 Le ministre mentor répondait à la PNQ du leader de l’opposition sur la hausse de la criminalité, le 17 juillet dernier.

Le ministre mentor répondait à la PNQ du leader de l’opposition sur la hausse de la criminalité, le 17 juillet dernier.

Si cela ne tenait qu’à lui, sir Anerood Jugnauth aurait réintroduit la peine de mort. C’est ce qu’il répondait à la Private Notice Question sur la hausse de la criminalité, le 17 juillet. Et pas plus tard que lundi 30 juillet, les proches du boutiquier Shyam Ramgoolam, agressé mortellement vendredi 13 juillet, réclamaient que les meurtriers soient «pendus».

Une mesure pourtant décriée à travers le monde. Et même le Vatican s’est joint au débat. En effet, désormais le catéchisme de l’Église catholique s’oppose catégoriquement à la peine de mort. Dans sa version de 1992, la peine capitale n’était pas exclue dans des «cas extrêmes».

Le pape François s’est prononcé à plusieurs reprises contre la peine de mort. Et avec la nouvelle version du cathécisme, il souhaite que l’Église s’engage «de façon déterminée» à abolir la peine capitale à travers le monde.

«L’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde», est-il écrit dans la version du texte modifié par le pape François.

Dans l’introduction du texte, on peut lire que «pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l'autorité légitime (…) fut considéré comme une réponse adaptée a la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu’extrême, pour la sauvegarde du bien commun».

De nos jours, poursuit le texte, il y a une réelle prise de conscience quant au fait que «la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves».

Il faut ajouter à cela, de meilleurs procédés de détention pour garantie la sécurité des citoyens, «qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir».

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