Maisons sous-louées: mise sur pied des équipes anti-fraude à la NHDC

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Des «squads» de la NHDC vont surveiller les propriétaires hors la loi.

Des «squads» de la NHDC vont surveiller les propriétaires hors la loi.

Combattre les irrégularités et enquêter sur les cas de maisons sous-louées. Ce sont là des mesures prises par la National Housing Development Company (NHDC), en mettant sur pied des équipes anti-fraude, habilitées à éclaircir les zones d’ombre déjà telles que soulignées par notre enquête, le mardi 31 juillet. Ces «squads» veilleront au bon déroulement des procédures au sein des différentes unités de la NHDC.

À Pointe-aux-Piments, les officiers de la NHDC sont déjà à pied d’œuvre. Ils s’intéressent de près aux maisons livrées par l’institution, dont les propriétaires ne résident pas sur les lieux. «Nous allons aussi nous attaquer aux maisons des autres lotissements qui ont été livrées depuis 2015. Les propriétaires savent que, suite aux contrats qu’ils ont signés chez le notaire, ils n’ont pas le droit de sous-louer leurs résidences», déclare Gilles L’Entêté, directeur de la NHDC. Il promet une étroite surveillance. «J’invite les habitants des alentours de dénoncer les cas suspects.»

De son côté, le ministre du Logement et des terres, Mahen Jhugroo, concède qu’il y a des failles dans les contrats alloués avant 2015. «Nous serons plus sévères. Les personnes qui obtiendront leurs maisons auront désormais un délai de trois mois pour l’occuper, sinon nous allons sévir.» Selon lui, plusieurs personnes ont aussi produit des documents qui se sont révélés des faux, lors de l’obtention des maisons de la NHDC. «Nous prendrons des mesures juridiques contre ces personnes.» Pour lui, l’ancien gouvernement a été trop souple dans sa politique d’allocation de maisons.

Justement, l’ancien directeur de la NHDC, Bashir Khodabux, reconnaît qu’il se pourrait qu’il y ait eu des ingérences politiques lors des exercices de sélection des maisons, dans le passé. «Des personnes pourraient avoir approché des députés pour essayer d’avoir leur soutien pour l’obtention d’une maison. Mais, si elles ne correspondent pas aux critères préétablis, elles resteraient sans maison. De toute façon, tout le processus passe devant un comité. C’est ce ‘board’ qui approuve les dossiers.»

 Il met l’accent sur le Social Register of Mauritius, qui était utilisé pour définir qui sont ceux qui pouvaient bénéficier d’une maison de la NHDC. «Seules les familles qui touchaient moins de Rs 10 000 mensuellement devaient se faire enregistrer. Ce registre était géré par le ministère de la Sécurité sociale. Ainsi, ce sont les personnes qui y figuraient qui pouvaient devenir propriétaires d’une maison de la NHDC.» Il déplore que, par la suite, les critères ont changé.

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