Sudhir Sesungkur: trois raisons pour expliquer son maintien au poste de ministre

Avec le soutien de
 Ganesh Niko (à g.), conseiller du ministre Sudhir Sesungkur, lors des SEM Young Investors Awards, en 2017.

Ganesh Niko (à g.), conseiller du ministre Sudhir Sesungkur, lors des SEM Young Investors Awards, en 2017.

Il accumule les frasques. Le dernier en date : le caméraman Rasesh Ramprosand allègue que le ministre des Services financiers et de la bonne gouvernance l’a giflé lors d’un mariage. Pourquoi donc Sudhir Sesungkur demeure-t-il toujours en poste ?

C’est ce qu’a voulu savoir Xavier-Luc Duval lors de la Private Notice Question (PNQ) hier, mardi 31 juillet. Le principal concerné a, lui, préféré s’absenter pendant les débats sur cette question.

«You talk about presumption of innocence but there is nothing yet against Roubina Jadoo-Jaunbocus, Showkutally Soodhun or even Raj Dayal. Why this “deux poids deux mesures?”» a lancé Shakeel Mohamed au Premier mninistre pendant les supplementary questions à la PNQ. Le député rouge et le leader de l’opposition se sont tous deux demandé si le Premier ministre avait peur d’une partielle. «Sudhir Sesungkur marche avec sa lettre de démission dans la poche», a affirmé Xavier-Luc Duval.

Si le chef du gouvernement a répondu qu’il serait prématuré de révoquer Sudhir Sesungkur, l’explication serait tout autre. Le ministre de la Bonne gouvernance a été, selon nos informations, épargné à cause de la série d’événements qui ont mis le gouvernement dans une situation délicate.

Il y a eu d’abord le «chantage» de Showkutally Soodhun qui a laissé planer le doute sur son avenir au sein du gouvernement. Sa démission allait sans doute provoquer une partielle. Cela n’aurait pas été de bon augure pour l’équipe de Pravind Jugnauth, qui avait refusé de participer à celle de celle Belle-Rose–Quatre-Bornes en décembre 2017.

Et c’est justement pour éviter qu’une démission ne vienne fragiliser l’image de Pravind Jugnauth et du gouvernement que Sudhir Sesungkur aurait été ménagé. Celui-ci a été élu en tête de lice au n°10, Montagne-Blanche–Grande-Rivière-Sud-Est, en 2014. Une circonscription lorgnée par l’ancien PM, Navin Ramgoolam, qui devrait quitter le n°5, Pamplemousses–Triolet. Il serait donc hors de question de laisser le leader du Parti travailliste gagner du terrain au n°10.

Les démissions de Roubina Jadoo-Jaunbocus et de Sanjeev Teeluckdharry comme ministre de l’Égalité du genre et Deputy Speaker respectivement, dans le sillage du rapport de la commission d’enquête sur la drogue, rendu public vendredi 27 juillet, y auraient aussi été pour quelque chose.

Ainsi, Pravind Jugnauth n’aurait pas eu d’autre choix que de défendre son ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires