Tarolah et Sesungkur: le n°10, circonscription «mofinn» pour le MSM

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Les deux députés du MSM, issus du n°10, sont impliqués dans des scandales.

Les deux députés du MSM, issus du n°10, sont impliqués dans des scandales.

Sudhir Sesungkur se baladait-il avec sa lettre de démission dans la poche? C’est, en tout cas, ce qu’a allégué l’opposition, hier, mardi 31 juillet, lors de la tranche réservée à la PNQ. Démission qui aurait provoqué une partielle à la circonscription n°10, Montagne-Blanche–Grande-Rivière-Sud-Est. Et c’est justement ce que craindrait le Premier ministre qui l'a ainsi maintenu à son poste malgré les cas dans lesquels il serait impliqué, selon Xavier-Luc Duval et le député du PTr Shakeel Mohamed…

«Pravind Jugnauth kontan konpar li ek mwa. Dir li al konpar minis lalang ek minis kalot dan n°10!» lançait récemment Navin Ramgoolam, qui lorgnerait cette circonscription. Il faut dire que les élus de cette circonscription ont beaucoup fait parler d’eux. À commencer par Kalyan Tarolah, contraint de démissionner comme Parliamentary Private Secretary après avoir été accusé d’avoir envoyé des photos indécentes à une jeune femme en pleine séance parlementaire. 

Alors que l’enquête est toujours en cours, le député est de toutes les «fonctions», ou presque. Pas plus tard que vendredi 27 juillet, il était à l’aéroport, aux côtés des parlementaires de la majorité, pour accueillir le president chinois, Xi Jinping. 

Interrogé sur le cas de Kalyan Tarolah en septembre dernier, le Premier ministre répondait ceci: «Il y a une enquête policière à la suite de la déposition de la dame en question contre Kalyan Tarolah. Laissons la police faire son travail. J’aviserai de la marche à suivre en fonction des conclusions.»

Le chef du gouvernement a sorti sensiblement le même argument hier au Parlement, en réponse à la PNQ axée sur une éventuelle révocation du ministre Sudhir Sesungkur. «On ne doit pas confondre le rôle du Premier ministre et d’un enquêteur.» Avant d’ajouter que dans les quatre cas dans lesquels le ministre serait impliqué, «l’enquête est en cours». Enquêtes qui, dans certains cas, durent depuis trois ans…

«In case any action is required by me, I will not hesitate to take action», a martelé Pravind Jugnauth. Et de souligner qu’il n’a pas du tout peur d’une partielle au n°10. C’est aussi ce qu’il avait déclaré en septembre dernier, sur le cas Tarolah…

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