Jour du dépassement: les ressources annuelles de la Terre épuisées mercredi

Avec le soutien de
Le jour du dépassement arrive plus tôt que l’an dernier, où ce phénomème s’était produit le 2 août.

  Le jour du dépassement arrive plus tôt que l’an dernier, où ce phénomème s’était produit le 2 août.  

Plus que deux jours. Mercredi 1er août, sera le jour du dépassement, selon l’ONG internationale Global Footprint Network (GFN). En d’autres mots, la date à laquelle l’humanité aura épuisé toutes les ressources naturelles de la planète pour l’année.

Ainsi, dès mercredi, la production et l’exploitation des ressources auront dépassé les capacités d’absorption et de régénération des milieux naturels. Selon l’ONG, cela comprend l’absorption des gaz carboniques produits par l’homme, la régénération des ressources alimentaires et énergétiques, de l’eau propre, des espèces et des forêts, entre autres.

Maurice n’est pas à l’abri des répercussions du jour du dépassement. «Il faut que le pays se rapproche de l’exemple qu’est Rodrigues par exemple», dit Stefan Gua du Centre for Alternative Research and Studies. Il souligne que Maurice ne fait pas d’extraction à grande échelle de toutes ses ressources de façon directe. Mais «notre grande dépendance aux énergies fossiles nous fait grandement participer aux dégâts».

Cette année, la campagne de GFN s’est concentrée sur les pays développés afin que chaque personne fasse un effort pour réduire son impact personnel sur la nature. Ce qui est censé permettre de repousser la date du dépassement.

Or, le jour du dépassement arrive plus tôt que l’an dernier. Et depuis les années 2010, le jour du dépassement arrive systématiquement en août. «Il faut aller plus loin que simplement réduire l’impact personnel. Il faut aussi un changement de mentalité et la façon dont nous produisons», estime Stefan Gua.

En outre, l’ONG fait ressortir qu’avec 7,6 milliards d’humains sur terre, l’espace est de plus en plus réduit pour vivre. Le poids sur la planète est de plus en plus important.

Cependant, ni la date mise en avant par GNF ni son calcul ne fait l’unanimité. «Il faut aussi tenir compte du fait que les technologies évoluent et que des solutions devront être trouvées, par exemple, sur l’optimisation des ressources et des rendements», avance Vasantt Jogoo, urbaniste et consultant environnemental pour la Banque mondiale. D’ajouter que dans le passé, l’humanité a su faire évoluer la technologie alors que les ressources étaient presque arrivées à leurs limites.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires