Tourisme: Maurice et Malte, même problème?

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Des touristes à Maurice. À Malte, on prend peu à peu conscience des revers du tourisme de masse.

  Des touristes à Maurice. À Malte, on prend peu à peu conscience des revers du tourisme de masse.  

Flambée des loyers, multiplication des chantiers, embouteillages… À Malte, un archipel dans la Méditerranée très populaire auprès des Européens, on s’interroge de plus en plus sur le modèle économique actuel du tourisme de masse. Surtout au vu des nombreux inconvénients engendrés. Ce qui n’est pas sans rappeler le cas de Maurice.

Les faits d’abord. Entre 2016 et 2017, Malte a connu 16 % de touristes supplémentaires. À première vue, c’est une bonne nouvelle. Sauf que, dans les milieux avisés, on cite pas mal de problèmes : hausse du prix des loyers, trop grande pression sur les ressources naturelles, voire l’exploitation humaine dans le secteur de l’hôtellerie. Les mêmes que ceux qu’ont soulevés les activistes écologiques à Maurice, dont le collectif Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL).

C’est ainsi que Malte s’est joint au réseau SETnet en avril dernier, rapporte Malta Today. Il s’agit d’un regroupement de villes d’Europe du Sud – Venise, Barcelone, Valence, Séville, Palma, Pampelune, Lisbonne, Malte, Malaga, Madrid, Girone, Saint-Sébastien, les îles Canaries et le Camp de Tarragone – qui s’unit contre ce qu’il appelle la  «touristification». «De nombreuses villes d’Europe se rendent compte aujourd’hui que trop de tourisme est problématique», explique le journal.

Objectif de SETnet : instaurer des mesures afin de limiter, voire prévenir les problèmes liés au tourisme de masse. Il s’agit, dans le même temps, de préserver les ressources du pays.

C’est, en réalité, un débat qui prend de l’ampleur dans plusieurs villes européennes. Les citoyens n’ayant pas hésité, dans certains cas, à descendre dans la rue pour se plaindre du nombre trop important de touristes.

À Maurice, nous n’en sommes pas encore là. Et ce n’est pas tant les touristes que les écologistes qui dénoncent ce qu’ils qualifient de «braderie» de nos plages. Ils plaident, pour la plupart, pour un tourisme authentique, voire un écotourisme.

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