Bilan de santé pour les parcs nationaux de Bras-d’Eau et Rivière-Noire

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Les parcs nationaux de Bras-d’Eau et de Rivière-Noire.

Les parcs nationaux de Bras-d’Eau et de Rivière-Noire. Les parcs nationaux de Bras-d’Eau et de Rivière-Noire.  

Direction les Gorges et Bras-d’Eau. Pas pour un plan spécial vacances, bien que ce soit la saison. Mais pour un bilan de santé des parcs nationaux, espaces de conservation des plantes endémiques. Mais aussi d’oiseaux propres à Maurice et des vestiges historiques tapis dans le sous-bois.

Un arboretum (NdlR, parc pour la conservation des plantes en danger) a récemment vu le jour à l’arrière du jardin botanique de Curepipe. Du côté du National Parks and Conservation Service (NPCS), le directeur adjoint, Kevin Ruhomaun, indique que les plans de gestion 2017-21 pour les parcs de Rivière-Noire et Bras-d’Eau «sont toujours au stade d’ébauche. Ils seront finalisés bientôt».

Ces plans recommandent la réintroduction de plantes endémiques en danger. Les espèces concernées ? Le NPCS cite comme exemple le bois d’ébène, le bois dentelle, le bois d’olive, le bois cerfs. En tout, «nous avons replanté 92 espèces en situation critique. Sur une base annuelle, nous avons produit plus de 10 000 plants de ces espèces en danger». Le NPCS précise que ces plantes n’ont pas seulement été mises en terre dans les deux parcs nationaux mais aussi sur les îlots. Dont le Coin de Mire, l’île d’Ambre et l’île aux Fouquets.

Base de données

Il est aussi question d’une base de données de la flore du parc de Rivière-Noire. Le NPCS dit collaborer avec le Conservatoire botanique de Brest pour un inventaire des espèces endémiques de Maurice et de Rodrigues. «La base de données sera prête en septembre.» Les informations seront mises à la disposition du département des bois et forêts, de la Mauritius Wildlife Foundation et du Mauritius Herbarium.

La survie des plantes endémiques dépend de la lutte contre les plantes invasives : goyave de Chine, ravenala et privet. Le NPCS indique que «450 hectares de forêt endémique ont été réhabilités». Une fois une superficie donnée débarrassée des plantes invasives, il s’agit d’en assurer l’entretien.

L’ébauche du plan de gestion des parcs nationaux mentionne la commercialisation éventuelle des plantes invasives enlevées. Les autorités indiquent qu’elles étudient le potentiel du bois de goyave de Chine comme paillis – matière couvrante pour la terre – dans la culture de légumes. «Le bois de goyave de Chine a aussi été utilisé comme support dans la culture de tomates à Médine. Une fois le plan de gestion finalisé, un mécanisme sera mis en place pour la commercialisation des plantes invasives.»

Dans l’ébauche du plan de gestion, l’on déplore que le public cueille les fougères et les plantes médicinales. Le NPCS rappelle que dans les parcs nationaux, les plantes sont protégées par la Native Terrestrial Biodiversity and National Parks Act (2015). Ce service indique que des patrouilles régulières ont lieu dans les parcs nationaux, sans oublier les campagnes de sensibilisation.

Plantes endémiques

Maurice compte 691 espèces de plantes endémiques. Parmi celles-ci, 273 se trouvent uniquement chez nous. Environ 192 espèces de plantes natives sont classées comme étant en situation critique. Seulement 2 % de la forêt existante est considérée comme étant native.

Brin d’histoire

Rivière-Noire

Premier parc national de l’île, celui de Rivière-Noire existe depuis 1994. Il couvre 3,5 % de la superficie de Maurice et abrite la majeure partie des espèces endémiques. «C’est le seul endroit où l’on peut trouver les 11 espèces d’oiseaux endémiques de Maurice», indique l’ébauche du plan de gestion.

Des esclaves marrons ont occupé le lieu aux 18e et 19e siècles. En 1973, une proposition est faite pour le transformer en parc national. Deux ans plus tard, le parc est délimité. La moitié devient Unesco Biosphere Reserve en 1977.

Bras-d’Eau

Bras-d’Eau National Park se situe dans le district de Flacq. Il fait 497,2 hectares, incluant des terres de l’État, une partie des Pas géométriques de Bras-d’Eau ainsi qu’une partie des Pas géométriques de la réserve de Poste Lafayette, plus connue comme Mare Sarcelle. Cette mare a le potentiel de devenir une zone humide d’importance internationale.

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