Oxenham lance bientôt sa propre bière

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Après les vins et spiritueux: Oxenham s’essaie à la bière.

  Après les vins et spiritueux: Oxenham s’essaie à la bière.  

Produire 7 500 litres de bière artisanale par jour. C’est l’objectif de la brasserie que veut lancer E.C Oxenham & Cy Ltd dans ses locaux, à Phoenix. La compagnie a récemment déposé une demande de permis Environmental Impact Assessment (EIA) auprès du ministère de l’Environnement.

Cette bière artisanale sera constituée d’orge, de blé, de houblon et de levure. Ceux-ci sont importés d’Allemagne. L’idée derrière cette brasserie artisanale est d’offrir aux consommateurs une alternative aux autres bières disponibles sur le marché.

Ce projet devrait également consolider l’engagement de la compagnie dans l’économie locale et son investissement direct sur le long terme. La brasserie artisanale devrait contribuer à 5 % du marché local, dont la demande est de 39 000 000 litres par an. Cette bière devrait également s’exporter. L’Australie, l’Angleterre, la France et le Danemark sont parmi les pays qui ont signifié leur intérêt pour ce nouveau produit.

La brasserie artisanale sera aménagée dans les bâtiments existants de l’unité de production. Elle y occupera 2 % de la superficie. Toutefois, en avril dernier, des habitants de la région avaient adressé une lettre au ministère de l’Environnement. Selon eux, Oxenham ne détenait pas de permis EIA pour l’installation de deux cheminées.

Du côté de la compagnie, on rassure : «Nous prenons les mesures de précaution appropriées. Cette activité n’aura pas d’impact sur l’environnement et ne représente aucun risque pour les habitations à côté de notre site de production, qui, il faut le souligner, se trouve dans une zone industrielle», avait affirmé Brian Oxenham, Chief Executive Officer (CEO) dans l’édition de l’express du 16 avril.  

Quid des effluents de l’unité de production ? Brian Oxenham affirme qu’il n’y a pas d’effluents chimiques. Selon lui, les deux cheminées au-dessus de la salle de brassage servent respectivement à l’aération et à l’évacuation de la vapeur d’eau. «La brasserie est une activité agro-industrielle : il n’y a pas de produits chimiques dans notre production. La matière première que nous utilisons est entièrement naturelle.»

Quant aux résidus du brassage de céréales, soit la drêche, ils seront récupérés pour être revendus en totalité aux éleveurs d’animaux locaux. «Avant même d’avoir commencé la production, nous avons été sollicités par de nombreux éleveurs.» En outre, la brasserie artisanale devrait générer de l’emploi à plein temps pour 15 personnes, qualifiées et semi-qualifiées.

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