Elle dort sous un arbre depuis dix jours: «Bann lotorité pé atan gagn mo lékor...»

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La maison de Sowyam Nursing a été détruite dans un incendie alors qu’elle se trouvait à l’hôpital.

La maison de Sowyam Nursing a été détruite dans un incendie alors qu’elle se trouvait à l’hôpital.

Sa vie ne se résume qu’au stress et au désespoir depuis le 24 janvier. Après que sa maison a été inondée, Sowyam Nursing, 45 ans, avait passé près de trois mois au centre communautaire de Rivière-du-Rempart. Avant de décider de rentrer chez elle. Le sort semble toutefois s’être acharné sur elle. Un incendie a ravagé son domicile. Et depuis dix jours, la quadragénaire dort sous un arbre, avec ses deux chiens…

Sowyan Nursing a eu le choc de sa vie, le lundi 16 juillet, en rentrant chez elle, à New Railway, Rivière-du-Rempart. Elle avait été admise à l’hôpital SSRN, Pamplemousses, pendant cinq jours. À son retour, elle a constaté que sa maison de deux chambres avait été ravagée par les flammes.

«Mo pé bizin dormi anba pié, ek kan fer fré, mo al dan sa lakaz brilé-la, mo dormi lor sali.» Sowyan Nursing confie sa peur. «Mo per pou mo lavi», d’autant que suivant une altercation avec ses voisins, ils ont menacé de la tuer.

Conditions déplorables

L’habitante de Rivière-du-Rempart n’a pas d’autre choix, car elle ne peut pas se rendre au centre communautaire de la localité, où elle a déjà passé près de trois mois en début d’année. En mars, malgré l’accumulation d’eau dans sa maison, elle avait en effet décidé de regagner son domicile. «Ki mo pou fer, personn pa lé ed mwa, li pa fasil pou enn madam viv tousel dan enn sant.» On lui a explique, dit-elle, que «cela ne s’appliquait pas aux personnes dont la maison a été détruite dans un incendie» .

Sowyan Nursing a déjà passé une nuit au poste de police de la région, mais souligne que pour une femme, cette situation n’est pas facile à vivre. «Mo préfer révinn dan mo lakaz, malgré kouma li été.» De sa maison d’ailleurs, il ne lui reste rien. Tout a été ravagé par les flammes. «Mo péna nanyé, éna bann dimounn volonter ki finn ed mwa pou nétwyé. Samem tou.»

La quadragénaire se demande combien de temps encore elle va devoir vivre dans des conditions pareilles. «Mo krwar bann lotorité pé atan gagn mo lékor dan sa lakaz-la pou trouv enn solision.» Elle dit avoir fait des démarches auprès du conseil de district, de la Sécurité sociale et du poste de police de Rivière-du-Rempart pour obtenir une nouvelle maison. Elle n’a pas eu de réponse jusqu’ici.

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