Relations sexuelles avec la fille mineure de sa compagne: «Je la considère comme mon enfant»

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Le procès se poursuivra le 16 novembre en cour intermédiaire.

  Le procès se poursuivra le 16 novembre en cour intermédiaire.  

«Ce n’est pas vrai de dire que j’ai eu des relations sexuelles sans consentement avec la fille de ma compagne.» La déposition d’un jeune homme de 27 ans a été lue en cour intermédiaire, hier, mercredi 25 juillet, devant la magistrate Naddiyya Dauhoo. Il fait l’objet d’une accusation formelle de relations sexuelles avec une mineure de 13 ans. Il a plaidé non coupable.

Les faits se sont produits à Nouvelle-France, en mars 2014. Selon la version de la victime, elle venait de rentrer du collège lorsque l’accusé, qui vivait en concubinage avec sa mère, l’aurait entraînée dans sa chambre pour avoir des relations sexuelles sans son consentement. 

«Pa dir to mama ni to ser, sinon mo pou pwaniard to mama ek get bien to mama anseint pou mwa», lui aurait dit l’accusé. Au dire de la jeune fille, elle aurait tout raconté à sa sœur. Et l’accusé l’aurait suppliée de ne pas alerter la police, lui présentant même des excuses.

Ce qu’a démenti l’accusé dans sa déposition. «Ce n’est pas vrai, je ne me suis pas excusé. J’estime ces deux filles comme mes propres enfants et je leur ai inculqué de bonnes manières. J’entretiens une relation avec leur mère qui était enceinte et a accouché de mon enfant», avait-il expliqué. 

Selon lui, la victime aurait l’habitude de faire venir de jeunes hommes à la maison. «Si le rapport médical révèle que la victime a perdu sa virginité, je ne suis nullement responsable.»

Un témoin de la police a été appelé à la barre. Il a produit un document confirmant que l’accusé ne s’était pas absenté de son travail pendant le mois de mars 2014. Ce témoin n’a toutefois pas pu expliquer la raison pour laquelle la police soupçonne l’accusé d’avoir commis cet acte, alors qu’il se trouvait sur son lieu de travail. 

D’autre part, le témoin de la police a concédé qu’aucune fouille n’a été effectuée chez l’accusé, bien que la jeune fille ait donné une description de la tenue qu’il portait le jour de l’agression sexuelle alléguée. L’accusé, qui a depuis rompu avec sa compagne, vit désormais à Congomah. 

Le procès se poursuivra le 16 novembre.

 
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