Economic Development Board: l’oiseau rare devrait bientôt se poser

Avec le soutien de
 Charles Cartier, président de l’Economic Development Board.

 Charles Cartier, président de l’Economic Development Board. 

Un an après sa création en marge du Budget 2017-18, l’Economic Development Board (EDB), l’unique organisme chargé de délivrer les licences d’incorporation d’entreprises à Maurice, se donne quelques semaines encore avant de faire connaître l’identité de son Chief Executive Officer (CEO).

«L’exercice de recrutement du prochain CEO de l’Economic Development Board est en cours», explique une source du conseil d’administration. «Cet exercice, qui se fait dans le strict respect des lois et des règles de bonne gouvernance, devrait arriver à son terme au cours des prochaines semaines.»

La procédure à suivre après le recrutement du CEO a également été précisée. «Une fois cet exercice de recrutement complété et le choix du candidat avalisé par le Premier ministre – comme cela est stipulé par l’Economic Development Board Act – le conseil de l’EDB communiquera les informations relatives au nouveau CEO à toutes les parties concernées.»

Des informations circulent à l’effet que l’oiseau rare aurait déjà été repéré après un exercice de recrutement des plus rigoureux, conformément au souci de l’EDB de désigner la personne dont le profil correspond aux exigences de la mission que l’EDB s’est donnée. Il pourrait s’agir d’un ressortissant français qui aurait toutes les qualités, le savoir-faire et les compétences que le conseil d’administration recherche. Cette information n’a été ni confirmée ni démentie, l’EDB ayant décidé de s’en tenir scrupuleusement à ses obligations de discrétion préconisées par la loi.

Domaine prioritaire

Pour cause. Il est l’outil dont le pays s’est doté pour l’aider à tracer les voies capables de faire de Maurice un pays à haut revenu. Sa création a été réalisée dans le cadre d’une législation spécifique, à savoir l’Economic Development Board Act de 2017. Du coup, toutes les institutions qui jusqu’ici s’occupaient, chacune de son côté, de la promotion de Maurice comme destination de l’investissement étranger direct, de la mise en valeur à l’étranger des produits en provenance de Maurice et de la promotion du pays comme centre financier de la région ont été regroupées sous l’égide de l’EDB. C’est dans ce contexte que Board of Investment, Enterprise Mauritius, Financial Services Promotion Agency et Mauritius Africa Fund ont été intégrés dans la nouvelle structure.

L’EDB a déjà identifié le domaine prioritaire qui, selon son président, Charles Cartier, sur le site de l’organisme, recèle le potentiel voulu pour démarrer le processus de développement économique capable d’amener le niveau de croissance souhaité et les emplois escomptés. Il s’agit d’une nouvelle filière d’activités consacrée exclusivement à l’économie océanique dont le pays voudrait se doter.

Une feuille de route en vue d’atteindre cet objectif a déjà été élaborée. Elle s’articule autour de sept principaux axes d’activités économiques. Notamment la mise en chantier des travaux d’exploration des fonds marins à la recherche d’hydrocarbures et de minéraux, le renforcement des activités liées à la pêche incluant la transformation des produits de la mer et l’aquaculture, le développement de toute une panoplie de services associés au port maritime, la mise à exécution de projets susceptibles de promouvoir l’exploitation d’énergies marines renouvelables, le développement d’un secteur d’activités dédié à la recherche et au développement des connaissances acquises dans le domaine océanique.

Le stockage de produits pétroliers fait également partie de la liste d’initiatives qui sont potentiellement porteuses d’éléments favorables à la croissance économique et à la création d’emplois, au dire du président de l’EDB.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires