UTM: Seetulsingh-Goorah parle de «lourd héritage» et se fait claquer…

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 Le contrat de Sharmila Seetulsingh-Goorah à la tête de l’université de Technologie de Maurice prend fin jeudi 26 juillet.

 Le contrat de Sharmila Seetulsingh-Goorah à la tête de l’université de Technologie de Maurice prend fin jeudi 26 juillet. 

Elle dit avoir fait de son mieux. En sachant qu’elle a «hérité du lourd héritage de ses prédécesseurs» à la tête de l’université de Technologie de Mauricie (UTM). À la veille de l’expiration de son contrat, qui n’a toujours pas été renouvelé ,Sharmila Seetulsingh-Goorah, qui «attend toujours», a tenu à faire sa com. C’était ce mercredi 25 juillet, à l’occasion de l’ouverture de la World Finance Conference. Une com qu’a mal digérée l’UTM Employees Union.

Ainsi, Sharmila Seetulsingh-Goorah explique qu’elle a d’abord dû s’atteler à «nettoyer le lourd héritage de ses prédécesseurs». Sa priorité en prenant la direction de l’UTM, dit-elle, a été de «monter l’école de Health Sciences». Grâce à cela, s’enorgueillit-elle, 23 des 25 ex-étudiants du D.Y. Patil Medical College ont pu s’enregistrer auprès du Medical Council.

«Cela fait trois ans que l’UTM est paralysée par la directrice. L’UTM a fait marche arrière suivant certaines décisions et actes illégaux et discriminatoires.»

La directrice de l’UTM soutient qu’elle ne savait pas «qu’il y avait aussi beaucoup d’ordre à mettre du côté administratif». Parmi, améliorer les procédures de «procurement». D’autant que «les gens ne savaient pas comment faire».

Ce n’est pas tout. «On a acheté plus de 40 climatiseurs, plus de 130 ordinateurs. Le budget a été fait pour rénover la salle commune des étudiants et pour aménager un ‘recreational complex’ à leur intention, ainsi qu’une ‘reading room’ et une ‘discussion room’, entre autres.»

Sharmila Seetulsingh-Goorah affirme avoir également planché sur un projet concernant le UTM Tower. «Il s’agit de ce que l’on doit avoir dans un bâtiment universitaire.» Projet soumis au ministère de l’Éducation. «Il est actuellement ‘under consideration’ au ministère des Finances.» De faire valoir que ce projet devrait prendre trois ans.

En sus, elle a encouragé la recherche et introduit de nouveaux cours. Le dernier en date : la gérontologie. Sans compter qu’elle a fait baisser le coût des doctorats. Tout cela pour bien montrer que malgré les critiques, elle n’a pas chômé. «Mais il faut comprendre qu’on a un budget restreint. L’UTM est le parent pauvre des universités publiques.»

L’UTM Employees Union ne l’entend toutefois pas de cette oreille. Et le fait savoir dans un communiqué ce mercredi, suivant les propos de Sharmila Seetulsingh-Goorah. «Cela fait trois ans que l’UTM est paralysée par la directrice. L’UTM a fait marche arrière suivant certaines décisions et actes illégaux et discriminatoires», s’insurge le syndicat.

Pour l’UTM Employees Union, Sharmila Seetulsingh-Goorah ne cherche ni plus ni moins qu’à attirer la sympathie. «Li pé défan lindéfandab!» Et de s’appesantir sur la «destruction» qu’elle aurait engendrée à la tête de l’université. «Elle dit avoir agi pour le bien de l’UTM mais avec son leadership inapproprié, elle a fait beaucoup de tort au personnel et à l’université.» D’enfoncer le clou : «Al dimandé, mem a liniversité Moris, bann staff pa lé li!»

À présent, l’UTM Employees Union dit avoir foi que «le Premier ministre prendra une sage décision dans l’intérêt de l’université et des étudiants».

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