Abandon d'une taxe controversée sur les serviettes hygiéniques

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D'après une étude nationale récente, environ 60 % des jeunes femmes de 16 à 24 ans n'ont pas accès aux serviettes hygiéniques en Inde.

D'après une étude nationale récente, environ 60 % des jeunes femmes de 16 à 24 ans n'ont pas accès aux serviettes hygiéniques en Inde.

Les autorités indiennes ont annulé, samedi 21 juillet, une taxe controversée sur les serviettes hygiéniques après une campagne de dénonciation de militants et de stars de Bollywood qui mettaient en cause la cherté d'un produit de première nécessité et le recul du droit des femmes.

«Il n'y aura pas de TVA sur les serviettes hygiéniques.» Le gouvernement a modifié la réglementation sur la TVA dans le but de faire baisser les prix de 90 produits de base, dont les serviettes hygiéniques, une mesure qui vise à séduire les classes moyennes avant les élections législatives de 2019. «Je crois que toutes les femmes seront heureuses de savoir que les serviettes hygiéniques sont maintenant exemptées à 100 %. Il n'y aura pas de TVA sur les serviettes hygiéniques», a déclaré aux journalistes Piyush Goyal, ministre par intérim des Finances.

Les défenseurs des droits des femmes, des stars de Bollywood et une partie de la classe politique étaient montés au créneau pour dénoncer la taxe de 12 % sur ces produits, expliquant qu'elle limitait l'accès à un produit de première nécessité, qui facilite la vie des femmes. D'après une étude nationale récente, environ 60 % des jeunes femmes de 16 à 24 ans n'ont pas accès aux serviettes hygiéniques, chiffre qui monte à 80 % dans certains Etats.

A Maurice, pour le Budget 2017-2018, le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, avait également annoncé une baisse de la taxe sur les serviettes hygiéniques. On ne sait pas encore s’il a écouté les conseils avisés de notre Trisha Gukhool nationale. 

Après être partie en guerre contre une pub de Coca-Cola, cette dernière avait sorti les griffes contre la taxe sur les serviettes hygiéniques et les tampons. La jeune femme de 28 ans avait lancé, le 14 février, une pétition en ligne, visant à récolter un maximum de signatures afin d’interpeller le gouvernement.

Ce qui est certain, c’est que la décision prise au niveau de la Grande péninsule ne devrait pas la laisser insensible.

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