Meurtre du boutiquier Ramgoolam: Sailesh Laiguille lance des piques

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Sailesh Laiguille (à g.) est accusé d’avoir tué Shyam Ramgoolam, avec la complicité de deux autres acolytes.

Sailesh Laiguille (à g.) est accusé d’avoir tué Shyam Ramgoolam, avec la complicité de deux autres acolytes. 

L’enquête sur le meurtre du boutiquier Shyam Krishna Ramgoolam avance à grands pas. Sailesh Laiguille a été arrêté et a incriminé deux complices. L’un d’entre eux, un dénommé Shafick, 26 ans, a été appréhendé en début de soirée, mardi 24 juillet. Le jeune homme habite la région de Vallée-des-Prêtres. Il a été interrogé par les enquêteurs. Le deuxième complice est recherché.

Une grande opération a été montée par différentes unités de la police, dont la Field Intelligence Unit, la Major Crime Investigation Team (MCIT), de la Criminal Investigation Division de Pamplemoussses, de Piton et de Port-Louis ainsi que les commandos de la National Coast Guard. Sailesh Laiguille a tenté une nouvelle fois de prendre la fuite bien que les limiers aient encerclé sa localité. Il a été rattrapé et a été blessé lors de sa tentative de fugue

Lors de son interrogatoire, le récidiviste notoire de 37 ans a incriminé deux de ses acolytes. Il a balancé le nom de deux personnes. Le suspect a expliqué qu’ils avaient monté le coup pour cambrioler le commerce des Ramgoolam à Vallée-des-Prêtres. Ils ont attendu que ces derniers s’apprêtent à fermer la boutique pour passer à l’acte.

Les trois malfrats étaient encagoulés et armés de sabres. Pris en flagrant délit, ils ont agressé Shyam Krishna Ramgoolam et son fils, Arvinsingh Ramgoolam. Sailesh Laiguille a soutenu que c’est l’un de ses complices qui a agressé le septuagénaire. «Sé li kinn bat bolom», a-t-il souligné, rejetant ainsi tous le blâme sur son acolyte.

Le suspect a relaté aux enquêteurs qu’ils ont pu faire main basse sur quelques affaires qui se trouvaient dans la tabagie. Mais ils ont ensuite été surpris par l’épouse du boutiquier, qui s’est précipitée en entendant du bruit. Bindumatee Ramgoolam s’est mise à crier pour alerter les voisins. «Enn dimounn inn mor, bé nou pa bizin sové mem», a déclaré Sailesh Laiguille.

Au courant de la journée d’hier, le trentenaire a été traduit devant le tribunal de Port-Louis après avoir reçu des soins à l’hôpital. La police a objecté à sa remise en liberté et il a été ramené au bureau de la MCIT pour enregistrer sa version des faits.

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