Nouveau séisme à l'ADSU: «Si péna ladrog, péna case», dit l’entourage de Lutchigadoo

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Des pièces à conviction, telles que des boîtes de thé et de l’acétone, avaient été saisies, le 30 mars, à Triolet.

Des pièces à conviction, telles que des boîtes de thé et de l’acétone, avaient été saisies, le 30 mars, à Triolet.

Place à un rebondissement dans un autre high profile case sous la houlette de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) : l’affaire Lutchigadoo. Tel que révélé par le mauricien, samedi, il s’avère, jusqu’à preuve du contraire, que le résultat de l’analyse du produit s’apparentant à de la drogue synthétique saisie le 30 mars, au domicile des beaux-parents de Kusraj Lutchigadoo, à Triolet, est négatif. C’est du moins ce qu’ont appris des proches du suspect de nul autre que des policiers proches de l’enquête.

«Depuis l’affaire Kistnah, l’ADSU ne communique plus. C’est le black-out total lorsque vous demandez des informations. Heureusement qu’il y a, malgré tout, des policiers qui font leur travail correctement et qui ont informé un membre de la famille que le résultat de l’analyse est négatif», confie-t-on dans l’entourage de Kusraj Lutchigadoo. Interrogé hier, le Deputy Commissionner of Police, Choolun Bhojoo, patron de l’ADSU, n’a pas souhaité faire de commentaire, soutenant que l’enquête est en cours.

Quatre mois en cellule

Si ce développement est confirmé, cela signifie que ce mécanicien de la route Bassin, Quatre-Bornes, âgé de 33 ans, dont les connexions au sein de la police se confirment davantage, pourrait, après quatre mois d’incarcération, bientôt être un homme libre. Une incarcération qui a été marquée par sa désormais fameuse «escapade nocturne» d’une heure du Vacoas Detention Centre, à bord d’un 4x4 blanc, «pour aller prendre l’air». «Li pa pou zis sorti lor kosion. Si pena ladrog, pena case», ajoute notre interlocuteur.

Lors de l’arrestation de Kusraj Lutchigadoo, l’ADSU avait, outre cette pièce à conviction qui a été analysée, saisi toute une panoplie d’ingrédients servant à la fabrication du tabac chimique, tels que 12 boîtes de thé, de l’acétone, de la benzine et une somme de Rs 301 380.

Interrogé, un homme de loi, qui a souhaité garder l’anonymat, explique que si le résultat du Forensic Science Laboratory est négatif, la police devra prouver le commencement de fabrication de drogue synthétique avec les autres produits trouvés sur place. Ce qui est loin d’être gagné.

Une audience à la Bail and Remand Court est fixée au 2 août, pour une demande de remise en liberté sous caution de Kusraj Lutchigadoo. En attendant, l’ADSU de Grand-Baie et celle de Plaine-Verte n’ont toujours pas bouclé leur enquête, mise en suspens depuis l’escapade nocturne du 23 avril, à 21 h 15.

Kusraj Lutchigadoo est défendu par Mes Gavin Glover, Samad Golamaully et Yash Bhadain.

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