Jean-Renat Anamah présentera Ashamed en Thaïlande

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Les premiers jets de Ashamed ont vu le jour il y a trois ans de cela, «mais c’est une pièce qui a évolué depuis», souligne le chorégraphe.

Les premiers jets de Ashamed ont vu le jour il y a trois ans de cela, «mais c’est une pièce qui a évolué depuis», souligne le chorégraphe.

C’est avec «joie» que Jean-Renat Anamah, chorégraphe qu’on ne présente plus, a accueilli la nouvelle. Il représentera Maurice à la prochaine édition de l’International Dance Education Expo qui se tiendra en Thaïlande en novembre et décembre. «À travers la toile, je vais souvent sur les sites de festivals. J’ai donc envoyé ma candidature au International Dance Education Expo. Je devais faire parvenir un dossier, de même que le lien d’une vidéo d’une pièce sur Youtube. Comme j’avais des vidéos work in progress de Ashamed, je les ai fait parvenir», explique le chorégraphe avant d’ajouter «que même si ici, on évolue dans un désert artistique et que nous n’avons pas de soutien, il est satisfaisant de voir que notre travail est reconnu. Ce sera la première fois que j’irais présenter une pièce en Thaïlande. J’ai hâte de découvrir cette partie du monde et de côtoyer les professionnels de là-bas».

«J’ai vu ce que l’on nous cachait et à quel point la politique se fiche de nous.»

Les premiers jets de Ashamed ont vu le jour il y a trois ans de cela, «mais c’est une pièce qui a évolué depuis», souligne le chorégraphe. Pourquoi avoir choisi le titre Ashamed ? «Il y a trois ans, j’ai vu à la télé que l’on ouvrait un coffre dans lequel il y avait une montagne de billets de banque. C’était le choc. J’ai vu ce qu’on nous cachait et à quel point la politique se fiche de nous», raconte Jean-Renat Anamah. Ce sont les émotions, suscitées par ce constat, qui ont fait naître Ashamed, un solo d’une durée de 22 minutes. «La pièce est un pied de nez aux politiciens, qui continuent de nous mentir, et qui nous mènent en bateau. Il s’agit de tout un questionnement autour du pouvoir. Ashamed représente un employé de bureau. Il y a l’ouverture, qui se passe dans le bureau, puis l’occupation de l’espace, qui est dans un premier temps sérieux, puis il y a l’enivrement où tout devient cacophonique et tout comme la politique, les choses vont aller de mal en pis. Je pense qu’en tant qu’artiste, il était de mon devoir de dénoncer tout cela et je l’ai fait à travers une pièce.»

 La gestuelle autour d’Ashamed oscille entre le stoïque et le très saccadé. «Aujourd’hui, la pièce est plus structurée, quoique pas très écrite, car elle fait place à l’improvisation. Étant un solo, il m’est plus facile d’improviser», explique le chorégraphe.

Ce dernier espère pouvoir présenter sa pièce à Maurice en décembre lors d’un spectacle avec les étudiants de son école de danse.

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