Walkout : le MMM «surpris» par les autres partis de l’opposition

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Qui dit vrai ? Le Mouvement militant mauricien (MMM) affirme qu’il n’a jamais été invité à la réunion de concertation pour faire un walkout après l’expulsion d’Alan Ganoo, mardi, du Parlement. En revanche, le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, soutient que le député bleu Guito Lepoigneur a été dépêché auprès des Mauves à cet effet.

À vrai dire, le walkout effectué par les élus du Parti travailliste et du Parti mauricien social-démocrate a surpris les membres du gouvernement d’abord. À 15 h 30, en pleine réponse d’un ministre, les députés de ces deux partis ont pris leurs affaires pour partir.

Pourtant, dit-on, la décision a été prise lors du déjeuner vers la reprise de 14 h 30. «Il y avait une question que je devais poser. C’est pour cette raison que je suis rentré dans l’hémicycle après le break», déclare le travailliste Ritish Ramful. Même son de cloche du côté des Bleus.

Lors de la réunion convoquée par le leader de l’opposition, Arvin Boolell et Alan Ganoo étaient présents, mais aucun représentant du MMM n’y était «Le MMM n’était pas invité à cette réunion de l’opposition ni à la conférence de presse», soutient Rajesh Bhagwan.

Toutefois, Xavier-Luc Duval souligne que Guito Lepoigneur en avait parlé à Paul Bérenger et à Rajesh Bhagwan, mais le leader mauve a simplement décliné cette proposition. C’est pour cette raison, dit-il, que les Mauves n’ont pas été invités à la conférence de presse. «Guito Lepoigneur nous a fait comprendre qu’il est probable que le PMSD allait faire un walkout», se défend Rajesh Bhagwan.

Quoique le MMM n’ait pas participé au walkout, Rajesh Bhagwan indique que son parti ainsi que le leader des Mauves ont condamné l’attitude de la speaker, Maya Hanoomanjee, vis-à-vis d’Alan Ganoo. «Depuis plusieurs semaines, nous le faisons. D’ailleurs, Paul Bérenger avait critiqué l’attitude de la speaker mardi», fait-il ressortir.

Recours légal ?

Le président du Mouvement patriotique, Alan Ganoo, a été suspendu pour deux séances. Il avait protesté énergiquement auprès de la speaker en arguant qu’il n’a pas eu l’occasion de poser des questions. «Je ne sais pas si j’irai en cour. Je suis en mode réflexion», partage-t-il. Pour sa part, l’ancien speaker et avocat Ajay Daby note que dans ce cas présent, il est difficile de solliciter la justice. «D’habitude, la justice évite de se mêler de ce qui se passe à l’intérieur du Parlement à moins qu’il y ait une entrave à la Constitution», dit-il.

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