Corps parapublics: gouvernement cherche directeurs

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La CHCL et AML qui s’occupent du port et de l’aéroport sont sans Chief Executive Officer.

La CHCL et AML qui s’occupent du port et de l’aéroport sont sans Chief Executive Officer.

Ces corps parapublics fonctionnent sans Chief Executive Officer (CEO) depuis plusieurs mois. Ils sont l’Economic Development Board (EDB), la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL), Airports of Mauritius Ltd (AML) et Mauritius Multisports Infrastructure Ltd, qui chapeaute la construction du complexe multisport de Côte-d’or en vue des Jeux des îles. La Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) opère également sans directeur général depuis avril. À Landscope Mauritius, pas de titulaire pour le poste de CEO non plus. Un appel à candidatures au niveau local et international sera lancé incessamment en vue de remplir ces postes, indique-t-on au Prime Minister’s Office.

Pour les corps parapublics en général, la situation est suivie de près au Bâtiment du trésor. Le Premier ministre qui ne serait pas totalement satisfait de la performance de certains dirigeants, est en train de «monitor» les performances et les décisions suivront en fonction des résultats.

Pressions

Au sein d’AML déjà, le CEO démissionnaire, Romesh Bhoyroo, devrait rester en poste jusqu’au mois d’août. Pour l’opposition, il a été poussé vers la sortie. «Je l’ai dit en conférence de presse qu’on voulait sa tête depuis quelque temps déjà pour faire place à un nominé politique», réagit Xavier-Luc Duval. Romesh Bhoyroo avait été nommé n°1 d’AML en 2015 par le leader des bleus alors que ce dernier était encore au gouvernement.

Interrogé, le principal concerné indique, de son côté, qu’il était temps de passer à autre chose après avoir passé 18 ans au sein de l’entreprise. «Je suis fier de ce que j’ai accompli alors que j’ai commencé au bas de l’échelle.»

Autre poste : CEO de la CHCL. Celui-ci est vacant depuis plus d’un an après le départ de Gassen Dorsamy dans des circonstances encore floues. Dans les milieux concernés, on affirme que le principal intéressé a préféré partir à la suite de plusieurs épisodes de tension avec les syndicats mais surtout à cause des pressions exercées par l’Hôtel du gouvernement qui n’était pas satisfait de sa performance. On fait valoir qu’il avait cependant redressé la barre de la CHCL qui était à la dérive il y a près de cinq ans.

«Rien d’anormal»

L’EDB est, lui, à la recherche de l’oiseau rare depuis huit mois. Le candidat sud-africain qui devait être retenu ne sera finalement pas nommé. C’est ce qu’a d’ailleurs indiqué le Premier ministre par intérim, Ivan Collendavelloo à une question de Patrice Armance à l’Assemblée nationale mardi 17 juillet. Il a précisé qu’après des interviews effectuées à Maurice et en Afrique du Sud, à ce jour, il n’y a aucune sélection pour ce poste de CEO. Selon nos informations, la candidature très sérieuse d’un ressortissant hollandais avait été à un moment donné considérée.

Malgré les craintes et les critiques sur la situation à l’EDB, Ivan Collendavelloo trouve qu’il n’y a rien d’anormal qu’après huit mois de son entrée en opération, cette institution est toujours sans CEO. «Il faut prendre le temps qu’il faut pour trouver une personne capable d’assurer ce poste.»

À Landscope Mauritius par contre, le gouvernement n’aurait pas l’intention de lancer un appel à candidatures. Naila Hanoomanjee qui est acting CEO depuis l’année dernière devrait être confirmée à ce poste. Selon certaines sources, outre de percevoir un salaire de près de Rs 287 000, elle se présenterait déjà comme CEO.

Même situation à la MBC depuis le départ de Mekraj Baldowa en avril. C’est Anooj Ramsurrun qui assure l’intérim. Aucune indication pour l’heure sur sa confirmation à ce titre malgré plusieurs lobbies en sa faveur.

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