Expulsés des centres de refuge: Eliézer François dénonce l’injustice contre les pauvres

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L’ancien ministre du Logement et des terres (à g.) n’est pas resté insensible au sort des expulsés des centres de refuge, ce mercredi 18 juillet.

L’ancien ministre du Logement et des terres (à g.) n’est pas resté insensible au sort des expulsés des centres de refuge, ce mercredi 18 juillet.

«Vous vous servez de la force contre ces démunis. Vous emmenez des fusils et des canons contre ces personnes.» Eliézer François a tiré à boulets rouges contre le gouvernement, ce mercredi 18 juillet, au jardin de la Compagnie. Le leader du Mouvement authentique mauricien (MAM) a apporté son soutien aux deux grévistes de la faim et aux familles des réfugiés des centres communautaires, qui ont élu domicile au jardin, depuis hier. 

Il a demandé à ce que le peuple se mobilise pour alerter l’opinion publique sur les cas de toutes ces familles qui se retrouvent sans logement depuis lundi. En larmes, il a déclaré qu’il allait se battre contre l’injustice envers toutes ces personnes. «C’est une injustice à l’égard des pauvres.» 

L’ancien ministre du Logement et des terres et des plages publiques (1976-1982) a fait un saut dans son passé pour expliquer son ressenti par rapport à la situation que vivent ces sinistrés. «J’ai connu cela en 1962. Le gouvernement avait pris notre terrain et notre maison pour construire l’autoroute. Les autorités ont pris nos vêtements et nos effets personnels et les ont jetés sur le chemin, et cela seulement six semaines après le décès de mon père.» Eliézer François a demandé au gouvernement de trouver une solution au plus vite pour ces habitants. 

L’Etat blâmé

De son côté, Eddy Joson de Debout Citoyen, a pointé du doigt les personnes qui ont emmené ces victimes d’inondation et de Berguitta au centre de refuge de St Malo à Baie-du-Tombeau. «Il y a même eu un député qui est venu et qui a pris un enfant dans ses bras pour l’emmener au centre.» 

Pour lui, l’Etat est à blâmer. «Un coup, on leur a demandé de faire des dépôts qui sont passés de Rs2 0 000 à Rs 40 000, puis on leur a demandé de chercher encore des sous. Au final, on fait comprendre que seulement quatre familles sont éligibles à un logement.» 

Il est prévu qu’à 14 heures, le cardinal Maurice Piat rende visite à ces grévistes. Plusieurs personnalités politiques ont déjà fait le déplacement pour rencontrer ces huit familles, nommément Alan Ganoo, Jean Claude Barbier, Atma Bumma, Salim Abbas Mamode. Des groupes et associations sont aussi allés à leur rencontre, dont la General Workers Federation, ou encore Zenfants Roche Bois.

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