Victime de bullying: un garçon de 11 ans se retrouve à l’hôpital

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Le père de la victime a porté plainte au poste de police de Mahébourg.

Le père de la victime a porté plainte au poste de police de Mahébourg.

 «Papa, j’ai mal au ventre. Je n’arrive pas à manger.» C’est ce qu’aurait confié un enfant de 11 ans à son père, en rentrant de l’école. Cet habitant de St-Hilaire a porté plainte au poste de police de Mahébourg pour harcèlement, le garçon ayant été malmené par un autre élève.

Blessé, l’enfant a été transporté à l’hôpital par son père. Ce dernier a aussi rempli une Form 58 au poste de police.

L’incident aurait eu lieu le mardi 5 juillet. Pressé de questions par son père, l’enfant a raconté qu’un autre écolier l’aurait non seulement bousculé, mais aurait aussi tenté de le blesser en lui donnant des coups de pied au ventre. «Je sais qu’il existe des bagarres entre amis et je ne voulais pas intervenir. Mais quand j’ai eu vent des «exploits» de l’élève qui a frappé mon fils et d’autres enfants, cela m’a choqué et révolté», déclare le père. D’expliquer que s’il a porté plainte, c’est «pour qu’il n’y ait pas de récidive»

«Mon fils est en Grade 6. Ce jour-là, un écolier d’une autre classe a interrompu la sienne. Il a débarqué en plein cours et a commencé et a dérangé les élèves. Cela, pour que son frère jumeau, qui est dans la classe de mon fils, sorte le rejoindre. L’instituteur a dû cesser les cours», continue le père.

Avec l’accord de ses parents, l’écolier victime de bullying poursuit : «Comme je suis le Class Captain, l’enseignant m’a demandé de rapporter l’incident au maître d’école. Il a attendu ma sortie de classe pour s’en prendre à moi. Pendant que je marchais, il a bondi sur moi et puis, m’a jeté par terre.» La victime explique que l’écolier s’est quasiment mis debout sur son ventre. «J’ai hurlé de douleur… C’est à ce moment qu’il s’est sauvé.»

Selon l’élève brutalisé, il a pu se relever pour signaler le cas au bureau du maître d’école. Son père soutient, quant à lui, que c’est dans l’après-midi, en récupérant, son enfant que ce dernier a commencé à pleurer. Selon lui, ce n’est pas la première fois que son fils est «bullied» par ce même élève. «Une semaine avant, on était dans le bus et il m’a mis un coup-de-poing au visage, mais je n’ai rien raconté», dit l’enfant.

Outre la police, le père a signalé le cas à la Zone éducationnelle 3 du ministère de l’Éducation. Contacté, le responsable de communication, soutient que le Zone Dictatorate s’est saisi de cette affaire. Une médiation et le suivi par un psychologue sont fournis à l’enfant qui sèmerait la terreur. «Nous suivons l’affaire de près. »

 
 
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