Facettes cachées de… Vinesh Chintaram: pour bâtir un monde meilleur

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Vinesh Chintaram avec sa famille lors d’un voyage en Inde.

Vinesh Chintaram avec sa famille lors d’un voyage en Inde.    

Vinesh Chintaram, vous avez présidé l’Association des architectes mauriciens à trois reprises et là, vous venez d’être élu secrétaire général de l’Union des architectes d’Afrique. Cette nomination présuppose quoi et qu’allez-vous faire durant votre mandat ?

Après 12 ans à l’étranger, avec une expérience africaine riche, j’ai regagné Maurice en 2009 et démarré mes activités en 2010. La même année, j’ai intégré la Mauritius Association of Architects (MAA) où j’ai progressivement fait du chemin pour contribuer à y améliorer la pratique professionnelle. J’ai été nommé secrétaire général et en 2013, j’ai accédé au poste de président. J’étais le plus jeune président de la MAA et cela a été possible grâce au soutien et à la sagesse des anciens, qui voulaient du sang neuf pour prendre le leadership.

Je me suis évertué au cours de mes trois mandats à moderniser les opérations de l’association, à faire plus d’espace pour la jeune génération d’architectes, à créer une plateforme active pour les professionnels locaux à travers, notamment, des groupes de discussion et des événements. Et j’ai surtout relié Maurice à l’Afrique, et plus particulièrement à l’Union des architectes d’Afrique.

Au cours de la 11e conférence de cette Union, à Kampala, j’ai proposé la candidature de Maurice comme pays hôte de la 12e conférence et cela a été agréé. Lors de ce congrès ayant pour thème AFRICA R.I.S.E, les délégués de plus de 40 pays d’Afrique ont exprimé leur satisfaction à propos de la façon dont ce congrès avait été organisé. Ce qui a contribué à me faire connaître. J’ai été élu secrétaire général de cette instance avec plus de 80 % de votes.

Les défis pour moi sont de relier d’autres pays africains qui sont souvent négligés, d’améliorer la communication entre plusieurs pays membres, de mettre l’accent sur l’importance des études d’architecture car l’Afrique aura besoin d’un grand nombre d’architectes qualifiés pour son développement. Je dois aussi être l’ambassadeur de l’Union pour Maurice et tous les pays africains afin d’embrasser l’architecture et le développement durable à travers le continent. 

Que faites-vous durant votre temps libre et durant les week-ends ?

J’ai tellement d’idées et je pense à tant de projets à la fois que je ne tiens pas en place. Donc, l’expression temps libre ne fait pas vraiment partie de mon vocabulaire.

Parlez-nous de votre famille.

Je suis issu d’une famille modeste de Midlands et je suis très attaché à l’environnement. J’ai des liens étroits avec mes parents qui m’ont inculqué des valeurs culturelles et celles-ci m’ont guidé durant mes études et ma carrière, et me guident encore jusqu’à aujourd’hui. Ces valeurs sont notamment le respect des autres et le partage.

J’aime aller avec mon père dans la plantation familiale. Je n’ai pas honte de dire que je suis fils de laboureur et fier de l’être. Mon frère aîné Raj a également été mon inspiration. C’est un philanthrope. Depuis que nous sommes enfants, nous faisons des tas de choses ensemble. Ma famille fait du travail social et je lui prête main-forte.

Cuisinez-vous ?

Oui, je crée ma propre cuisine.  

Gourmand ou gourmet ?

Les deux, dépendant de l’humeur et du contexte. J’aime les snacks mauriciens comme les gâteaux piments, le chana puri, etc. J’aime les pâtisseries. En fait, j’aime tout bonnement manger.

Pratiquez-vous du sport ? Lesquels ?

J’ai pratiqué beaucoup de sports autrefois.

Quels livres lisez-vous actuellement ?

How to create a mind par Ray Kurzweil.

Qu’écoutez-vous à la radio ?

Radio France International et en particulier Mamane.

Et la télévision ?

J’aime les chaînes qui diffusent des documentaires. Mais j’ai peu de temps pour les regarder. J’aime les films et lorsque j’ai une petite fenêtre dans mon emploi du temps, je vais au cinéma.

Quel type de musique écoutez-vous ?

Du jazz, du Chill out Lounge, du reggae, du séga, de la techno, de la musique zen, tout dépend de mon humeur.

Pour vous, c’est quoi le bonheur ? 

Donner de manière désintéressée et que les autres en fassent autant.

Qu’auriez-vous souhaité réaliser avant de quitter ce monde ? 

Mon rêve depuis l’enfance a été de mettre sur pied un orphelinat et de bien encadrer les orphelins pour qu’ils deviennent les leaders de demain. J’y travaille en ce moment et j’espère que cela va aboutir pour que certains aient la chance de devenir de vrais leaders.

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