Culture de légumes: la méthode bio ou le retour à l’ancienne

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Lutchmeekant Dumar, 60 ans, s’est lancé dans la culture bio cette année.

Lutchmeekant Dumar, 60 ans, s’est lancé dans la culture bio cette année.

Plantons le décor. Le Use of Pesticide Bill a été voté au Parlement le mardi 3 juillet. Le but : inciter les planteurs à ne pas utiliser les pesticides, nocifs pour la santé. Si certains ne voient pas cette mesure d’un bon oeil, d’autres ont adopté depuis longtemps déjà la méthode bio. Pour ce faire, ils optent pour la traditionnelle bouse de vache. Il paraît même que les légumes ont meilleur goût avec…

Parmi ceux qui ont adopté le «kaka vas», Lutchmeekant Dumar, 60 ans. Cet éducateur voue une passion depuis son jeune âge à la terre. Le fait qu’il soit issu d’une famille de planteurs n’y est pas étranger.

Alors qu’il planifie sa retraite, en 2014, il décide de se tourner vers ses racines. Deux ans après, il se lançait dans la culture de canne à sucre. En même temps, lors d’un passage en Inde, il suit une formation en natural Farming. «Laba, bann planter pa servi mem pestisid, zot servi fimié vas, lurinn ek bésann. Monn soké kan monn trouv tousa parski toulétan monn trouv papa servi medsinn ek disel», raconte Lutchmeekant.

Après avoir quelque peu tâtonné, en 2018, il décide de se lancer. Entre ses rangées de canne, on retrouve désormais des haricots et de la pistache. «Monn désid pou aret servi pestisid ek monn koumans servi fimié, lurinn ek bésann parey kouma zot ti montré nou dan l’Inde. Zot inn ousi montré nou kouma kapav servi délwil neem, ki bien bon.»

Difficultés

Néanmoins, confie le planteur, la culture bio demande beaucoup de temps, de patience et de dur labeur. Sans parler du fait que la bouse de vache se fait de plus en plus rare chez nous. «Anplis, ou pa gagn dimounn pou donn ou enn koudmé dan travay.»

Malgré tout, Lutchmeekant se dit extrêmement satisfait. Ses légumes sont beaux, sains et bons. «Monn soké kan monn trouvé kouma mo ban zariko pe raporté. Randman extra !»

Sans parler du fumet dans l’assiette, qui lui aussi serait tout autre. «Vo lapenn vrémem.»

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