Que sont-ils devenus ? Devanand Ritoo: «Le football, c’est ma vie»

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Devanand Ritoo, ex-ministre de la Jeunesse et des sports.

Devanand Ritoo, ex-ministre de la Jeunesse et des sports.

Ces jours-ci, Devanand Ritoo a mis une pause à ses activités politiques. La raison ? La Coupe du monde. L’ex-ministre des Sports est resté devant sa télé chaque jour pour ne pas rater un seul match.

Devanand Ritoo est un passionné de football. Sa passion pour le ballon rond est restée intacte. Ni la vilaine blessure qui l’a contraint à mettre fin à sa carrière de footballeur de haut niveau, ni son engagement en politique n’a pu entamer l’intérêt de cet ex-ministre de la Jeunesse et des sports pour ce qu’il appelle «le sport roi».

Depuis le début du mois, l’ancien élément de l’élite sportive vit à l’heure du Russia 2018. «Le football, c’est ma vie. J’en suis toujours un passionné», dit l’exministre, comme pour s’excuser de sa volonté à ne pas rater un seul match. Et il évoque le souvenir de sa présence en Afrique du Sud, en 2010, pour la phase finale de la Coupe du monde.

Comment cet ex-joueur de haut niveau explique-t-il le recul de cette discipline à Maurice ? La réponse est spontanée : «Les dirigeants de la fédération en sont les premiers responsables.» Il poursuit : «Il en est de même pour de nombreuses autres disciplines. Plusieurs dirigeants des fédérations sportives ne sont pas à la hauteur.»

Le politicien regrette que les règlements des fédérations internationales empêchent toute intervention des représentants des États dans la gestion des fédérations. Et l’ex-ministre de regretter des dirigeants de la trempe de Jean Delaître ou encore Ram Ruhee. «Nos jeunes sportifs, aujourd’hui, n’ont pas de role models», avance-t-il.

Acclamations du public

C’est grâce au football que Devanand Ritoo est connu du public. L’enfant de Belle-Vue-Maurel se souvient des belles prestations de son équipe régionale de Rivière-du-Rempart. «Mon ami Bahim Emrith et moi avions débuté dans la même équipe. Puis, on a intégré des formations différentes de l’élite. Quand on remportait le championnat, on était acclamé au retour dans notre village», se rappelle celui qui a défendu les couleurs de Maurice à la première édition des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI).

Plus tard, dans les années 90, le joueur de l’élite est devenu coach pour le compte du ministère de Jeunesse et des sports. Pendant longtemps, il a encadré des jeunes dans des régions comme Résidence Kennedy, Port-Louis et dans des villages.

Est-ce le football qui a conduit Devanand Ritoo en politique ? «Je ne sais pas. J’ai aussi été président du syndicat des employés de la State Bank of Mauritius quand j’y travaillais.» L’ex-banquier explique qu’en 2005, il a été sollicité par Navin Ramgoolam, en personne. «Je n’étais pas un proche du leader du Parti travailliste. Pourtant, il m’a demandé d’être son colistier et m’a fait confiance, à deux reprises, en me nommant ministre de la Jeunesse et des sports.»

À partir de là, Devanand Ritoo prend goût à la politique. «Je me dévouais au service des autres quand j’étais syndicaliste ou coach. Servir mes mandants n’était qu’un prolongement de ces engagements.»

L’homme, aujourd’hui sexagénaire, ne peut que se montrer loyal envers son leader. C’est ainsi qu’il s’active toujours sur le terrain et se dit prêt à se jeter dans toute bataille électorale à venir.

Son parcours

  • 1975 : Début en football avec les «Hindu Cadets» ;
  • 1979 : Fait partie de l’équipe nationale aux JIOI ;
  • 1980 : Cadre de la SBM ;
  • 1988 : Stage d’entraîneur à Clairefontaine ;
  • 1989 : Coach des jeunes au ministère des Sports ;
  • 2005 et 2010 : Élu à Triolet-Pamplemousses ;
  • 2005-2008 : Secrétaire parlementaire privé ;
  • 2008-2014 : Ministre de la Jeunesse et des sports.
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