Fausse alerte à la bombe à l’ICAC: la mauvaise blague du policier

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C’est mercredi 11 juillet, au siège de l’ICAC, à Réduit, qu’il y a eu une fausse alerte à la bombe.

C’est mercredi 11 juillet, au siège de l’ICAC, à Réduit, qu’il y a eu une fausse alerte à la bombe.

La blague a tourné court. Au dire du constable Kevin Conhyedass, 38 ans, il voulait tout simplement faire une plaisanterie à son amie qui travaille à l’Independent Commission against Corruption (ICAC). Sauf que sa fausse alerte à la bombe a pris une ampleur à laquelle il ne s’attendait pas…

Aux enquêteurs, Kevin Conhyedass, qui compte 16 ans au sein de la police, a expliqué qu’il avait pris la carte SIM de sa sœur mercredi. Le constable affecté au poste de Stanley a, par la suite, envoyé un texto à son amie qui est Senior Corruption Prevention Officer à l’ICAC. Elle devait recevoir ce message sur son cellulaire vers 13 heures : «Bonjour est-ce que vous travaillez bien à l’ICAC ?», suivi de «c’est juste pour vous informer qu’il y a une bombe dans les toilettes des femmes».

La Senior Corruption Prevention Officer aurait aussi reçu un appel manqué de ce numéro qui lui est inconnu. L’employée en a informé ses supérieurs. Le bâtiment de l’ICAC a été évacué alors que se tenait une réunion avec des syndicalistes à l’occasion de l’Africa Anti-Corruption Day.

La police de Moka et la Bomb Disposal Unit de la Special Mobile Force ont été dépêchées. Lorsqu’au bout de deux heures, aucun engin explosif n’a été retrouvé, les activités de l’organisme ont repris.

Le constable Kevin Conhyedass a souligné qu’il ignorait que se tenait une conférence et voulait faire une blague à son amie qui était aussi dans la police avant d’être employée à l’ICAC. De son côté, elle a donné un «statement» lorsqu’elle a su que son ami était à l’origine de l’alerte.

Kevin Conhyedass a comparu hier, jeudi 12 juillet, devant le tribunal de Moka. Une accusation provisoire de «bomb hoax» a été retenue contre lui. Il a retrouvé la liberté conditionnelle après avoir fourni une caution de Rs 8 000.

L’enquête est menée par l’inspecteur Cowlessur et la Criminal Investigation Division de Moka. Ceux qui ont côtoyé le constable Kevin Conhyedass le décrivent comme étant sérieux dans son travail. De confier qu’il est chagrinant que sa plaisanterie ait mal tourné. Les proches du policier n’ont pas souhaité commenter l’affaire.

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