Shelter de Belle-Rose: les pensionnaires quittent l’établissement

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Le transfert des enfants ne se passe pas dans les meilleurs conditions au shelter de Belle-Rose.

Le transfert des enfants ne se passe pas dans les meilleures conditions au shelter de Belle-Rose.

(Mise à jour) Les pensionnaires et la direction du shelter de Belle-Rose sont revenus à de meilleurs sentiments. Les enfants ont finalement commencé à quitter l’établissement. Les policiers sont toujours sur place pour éviter tout dérapage.

Au niveau du shelter, une employée a affirmé qu’il est faux de dire les enfants sont maltraités. «Ofisié CDU vinn la souvan. Si ti éna maltrétans zot ti pou kozé. Pa kapav dan enn zour gagn maltrétans zanfan.»

La situation s’est envenimée au shelter de Belle-Rose aux alentours de 18 heures. La police a fait une descente des lieux dans la soirée de ce mercredi 11 juillet. L’accès au shelter a été interdit. Toutefois, les pensionnaires et la direction de l’établissement ont refusé d’obtempérer.

Trois vans de 15 places ont été conduits pour emmener les pensionnaires. Au niveau du ministère de l’Égalité du genre, du développement de l’enfant et du bien-être de la famille, l’on explique qu’un ordre de la cour a été émis aujourd’hui pour retirer les enfants du shelter. La directrice des lieux, Asha Guness affirme, elle, «qu’on retire les enfants de force». Asha Guness a refusé d’obtempérer aux directives des autorités.

Une pensionnaire de l’établissement a envoyé une lettre au ministère de l'Egalité du genre, quelques jours de cela, pour déplorer les conditions dans cet «abri» pour enfants. «Sak fwa zot dir nou ki noun gagné violé, nou fami pa kontan nou, ki nou ninport, ki nou lesbien», est un exemple de ce que subiraient ces enfants déjà traumatisées par tout ce qu’elles ont subi. 

Dans une déclaration à l’express dans la soirée d’hier, la ministre de tutelle, Roubina Jadoo-Jaunbocus a expliqué que «la protection des enfants est primordiale. Quand on enlève un enfant du toit familial on a le double devoir de veiller à ce qu'il soit en sécurité dans son nouveau milieu. En cas de doute, on le retire».

 
 
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