Maltraitance d’enfants dans un shelter: la directrice tacle la ministre

Avec le soutien de
En juin 2017, déjà un des shelters la Vedic Social Organisation avait dû fermer à la suite de maltraitance.

En juin 2017, déjà un des shelters la Vedic Social Organisation avait dû fermer à la suite de maltraitance.

Elle n’a pas la langue dans sa poche. La directrice du shelter de Paillotte, duquel les enfants ont été transférées, Asha Guness, a fait un live Facebook ce mercredi 11 juillet au matin pour répondre à la ministre de l’Egalité du genre. «Nou pa pou res lebra krwazé (…) mo pe vinn get ou la», lance-t-elle. 

Elle se défend et dit ne pas battre les enfants. «Est-ce que quand un enfant fait une petite bêtise, vous ne le puniriez pas ?» Ces enfants veulent sortir dit-elle. 

Ce n’est pas la première fois qu’Asha Guness fait parler d’elle. En juin 2017, autre abri géré par la Vedic Social Organisation, à Eau-Coulée, avait dû mettre la clé sous le paillasson. Ce suite à la diffusion d’une vidéo montrant trois filles à genoux, en face d’un mur et devant le portail.

Abris fermés

Sa défense s’avère infructueuse. Car les deux autres shelters de la Vedic Social Organisation vont être fermés. Celui de Paillotte mais aussi celui de Belle-Rose. Qui avait, lui, fait l’objet de critiques pour des manquements recensés dans le Fact-Finding Committee sur les abris pour enfants de novembre 2015. Des cas de maltraitance y auraient aussi été recensés.

Environ 25 filles de 13 à 17 ans vivaient dans celui de Paillotte. La directrice parle de 60, elle.

«Un signal fort», dit Rita Venkatasawmy

Certes, il n’est pas facile de gérer un abri mais il faut respecter les règlements. Du moins, c’est l’avis de Rita Venkatasamy, Ombudsperson for Children. Sollicité par l’express, cette dernière affirme que Roubina Jadoo-Jaunbocus a envoyé un signal fort en fermant ce shelter géré par la Vedic Social Organisation. 

«C’est une mesure très courageuse de la part de la ministre car fermer un shelter a d’autres implications. Il faut trouver de la place pour ces pensionnaires. Or, la place dans les abris est limitée. Mais il n’y a pas d’autres choix», déclare Rita Venkatasawmy. 

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires