Faux billets: les coupures de Rs 2 000 et Rs 1000 suscitent la méfiance

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Des employés de la poste ont demandé à un couple de remplir un formulaire pour expliquer la provenance des billets qu’ils avaient en leur possession.

Des employés de la poste ont demandé à un couple de remplir un formulaire pour expliquer la provenance des billets qu’ils avaient en leur possession.

Deux mois après l’arrestation d’un arnaqueur de 20 ans, les grosses coupures de Rs 1 000 et de Rs 2 000 continuent à susciter la méfiance du côté de certaines institutions. Plusieurs personnes, dont un couple âgé, l’ont appris à leurs dépens en allant payer leurs impôts et autres factures lundi dernier, à la poste. Les coupures qu’ils avaient en leur possession ont été refusées, leurs cartes d’identité n’étant pas en leur possession.

En effet, les employés de la poste ont demandé au couple de remplir un formulaire pour expliquer la provenance des billets qu’ils avaient en leur possession. Leurs pièces d’identité étaient également requises. Deux détails que le couple ignorait. Une situation jugée inacceptable par le député mauve Veda Baloomoody, qui a évoqué le sujet avec Yogida Sawmynaden, ministre de la Technologie, de la communication et de l’innovation, durant la semaine écoulée. 

«C’est une mauvaise surprise pour n’importe quelle personne qui a l’habitude de se rendre à la poste sans sa carte d’identité et qui voit ses paiements être refusés…» Veda Baloomoody estime qu’il est du devoir de ces institutions de bien informer la population afin que les gens puissent prendre les dispositions nécessaires. «Il faut faire des campagnes de sensibilisation, s’il existe une politique de refuser certaines coupures. Dans certains cas, l’argent a été remis par un proche ou un ami, ce qui compliquerait la tâche de la personne remplissant le formulaire.»

Procédure vitale

Yogida Sawmynaden, pour sa part, soutient que cette action a été prise après la préoccupation soulevée par les employés de la poste. «Il y avait des faux billets en circulation et ceux-ci ne pouvaient même pas être détectés par les machines. Les employés craignaient d’être accusés s’ils acceptaient ces fausses coupures.» Le ministre rassure toutefois qu’il évoquera le sujet avec le directeur général de la Mauritius Post Ltd, afin de remédier à cette situation.

Dans une réponse envoyée hier, à l’express, la poste a justifié la mise en pratique de cette mesure. «Toutes les grosses coupures que nous recevons à nos guichets sont systématiquement soumises au détecteur électronique, pour une première vérification d’usage. En cas de soupçon, nos caissiers se réservent le droit de réclamer la pièce d’identité du client. Une directive interne a été communiquée, à cet effet, à l’ensemble de nos réseaux de distribution. Cette procédure, même si elle doit retarder quelque peu une transaction, est vitale.»

La poste avance qu’il s’agit avant tout de protéger l’intérêt de ses clients et de ses employés, tout en collaborant avec les autorités pour renforcer la vigilance et sécuriser l’intégrité des transactions impliquant des grosses coupures. «Les détails de cette mesure sont affichés dans tous les bureaux de poste. Cela restera en vigueur tant que la situation l’exigera. Grâce à cette mesure, nous pouvons rassurer le public que les coupures de Rs 2 000 ne seront pas refusées aussi longtemps que leur authenticité est confirmée.»

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