Drame familial : Jaren arraché à la vie par un bonbon

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Jaren Maël Lagaillarde avait fêté ses deux ans en avril.

Jaren Maël Lagaillarde avait fêté ses deux ans en avril. 

Un bref moment d’inattention a suffi. Jaren Maël Lagaillarde, deux ans, s’est étouffé en avalant un bonbon. Lui qui complétait le bonheur de ses parents et qui avait fêté ses deux ans en avril, est décédé dans la soirée de jeudi. 

L’autopsie a attribué le décès du petit à un oedème cérébral aigu. Ses funérailles sont prévues aujourd’hui. 

Comment un tel drame a pu se produire ? Lundi, aux alentours de 17 heures, à Grand-Gaube, Jaren Maël Lagaillarde et sa soeur de six ans étaient sous la surveillance de la cousine de sa mère. Ses parents étaient au travail.

La mère de la baby-sitter avait donné un bonbon à la soeur de Jaren Maël Lagaillarde. La petite a déballé vite fait la sucrerie, mais son frère aurait aussi voulu en goûter. Pourtant le garçon n’en était pas friand, raconte Claudia Lagaillarde, la tante des enfants. 

La grande soeur lui aurait donné le bonbon. «Dès lors, il a commencé à tousser et à pleurer, explique Claudia Lagaillarde. Personne ne savait qu’il avait avalé un morceau de bonbon.»

La baby-sitter ainsi que la mère de cette dernière auraient tout fait pour le calmer. Elles lui ont tapé le dos et lui ont mis le doigt dans la gorge. En vain. «So lizié inn viré ek linn perdi konésans.»

Alertés, Charlène et Didier Lagaillarde, les parents du garçon, se sont précipités à Grand-Gaube. À la Medeclinic de Goodlands, le personnel les a informés que Jaren avait le système respiratoire bouché par le bonbon qu’il avait avalé. «Le coeur de Jaren avait déjà cessé de battre. Mais le médecin a pu le réanimer », indique la tante de l’enfant.

Préoccupés par l’état de santé du garçon, les médecins l’ont fait transférer aux soins intensifs de l’hôpital SSRN, Pamplemousses. «Nu ti met tou dan lamé Bondié», avance Claudia Lagaillarde, en larmes. Mais leur espoir a été anéanti par le coup de fil qu’ils ont reçu, jeudi aux alentours de 20 h 45, leur annonçant la mort du petit. 

«Mo latet fatigé, li pa fasil», ne cesse de dire Didier Lagaillarde. Les rêves et projets que son épouse et lui avaient pour leur petite famille ont été bouleversés en l’espace de quelques minutes.

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