Metro express : le mode opératoire toujours pas finalisé

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Vue aérienne de l’emplacement des rails à Chebel.  De gros travaux d’excavation ont débuté il y a peu.

  Vue aérienne de l’emplacement des rails à Chebel.  De gros travaux d’excavation ont débuté il y a peu.     

Dans un peu plus d’un an, le Metro Express devra pouvoir desservir le trajet Rose Hill–Port-Louis. C’est dans cette optique que tout est mis en œuvre à l’hôtel du gouvernement. Entre recrutements, tests et importation de main d’œuvre, l’État effectue une course contre la montre pour respecter le deadline fixé. 

D’abord, des changements sont attendus au niveau de Metro Express Limited (MEL). Le Chief Executive Officer Das Mootanah devrait prendre ses fonctions le 16 juillet. Dans les rangs du gouvernement, on indique qu’une équipe sera recrutée et la structure de la compagnie finalisée. «Pour l’instant, seules les opérations du constructeur Larsen & Toubro fonctionnent. Nous espérons que d’ici la fin de juillet, l’organisation de MEL sera établie et pourra opérer normalement.»

Qui dirigera les opérations liées au Metro Express ? Larsen & Toubro n’est responsable que du chantier. Selon nos informations, une requête a été faite à la Singapore Corporation Enterprise et à l’Inde. Elles devront chacune proposer une compagnie qui pourrait mener l’«operation readiness». En d’autres mots, elle aura la responsabilité de gérer les trains, la signalisation ou encore le trafic. 

Maurice n’a pas l’expertise nécessaire 

«Nous sommes persuadés qu’il n’existe personne, en ce moment à Maurice, qui pourrait fournir cette expertise. D’où notre volonté de faire appel à l’Inde et à Singapour. Après un exercice d’évaluation, une seule compagnie sera retenue», souligne-t-on. Cet exercice devrait aboutir d’ici au mois d’août. 

La compagnie choisie devrait rester au pays pendant au moins deux ans et pouvoir assurer la formation des Mauriciens dans des domaines techniques. Après cette période, ces opérations devraient être prises en charge uniquement par des Mauriciens. 

Quid du recrutement des employés qui travailleront sur le chantier ? Larsen & Toubro travaille déjà avec plusieurs compagnies de construction locales. Toutefois, elle compte importer au moins 1 500 travailleurs spécialisés dans des domaines techniques, qui ne sont pas disponibles sur le marché local. 

Ces derniers devraient travailler au pays sur un «short term contract». Les travaux que doit entreprendre Larsen & Toubro sont à plusieurs niveaux. Ceux-ci comprennent le nivellement du terrain, la pose des rails ou encore l’aménagement de tout le réseau électrique nécessaire au bon fonctionnement des trains. 

Pas de licenciements 

Au niveau de l’opérationnel, le gouvernement devrait commencer par recruter 140 Mauriciens dans le domaine du transport. Ceux-ci devraient, par exemple, être employés en tant que conducteurs. «On ne veut pas qu’il y ait des licenciements. Par conséquent, il y a une option Voluntary Retirement Scheme qui a été faite aux employés du transport», dit-on. Sauf que les compagnies de transport privées, à l’instar de Rose Hill Transport ou United Bus Services, n’ont pas les fonds nécessaires pour payer des départs à la retraite en masse. 

Dans les milieux concernés, on laisse entendre que lors des consulta- tions prébudgétaires, ce dossier a été discuté avec le Premier ministre. «Le gouvernement est favorable à l’idée de donner un coup de main aux compagnies d’autobus privées. Ce ne sera pas un grant mais on parle plutôt de mesures d’accompagnement», explique-t-on.  

t d’ajouter: «Les compagnies d’autobus ont écrit au gouvernement et ont demandé de devenir actionnaires minoritaires de la compagnie qui gèrera les opérations du Metro Express.» Requête qui est actuellement prise «en considération». 

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