Université de Maurice: «Éna enn one man show!»

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Trois syndicats de l’université de Maurice étaient face à la presse, ce mercredi 4 juillet.

Trois syndicats de l’université de Maurice étaient face à la presse, ce mercredi 4 juillet.

La gestion du vice-chancelier (VC) de l’université de Maurice (UoM), Dhanjay Jhurry, ne fait pas l’unanimité. Face à la presse, ce mercredi, l’University of Mauritius Academic Staff Union (UMASU), l’University Staff Union (USU) et la Student Union ont dénoncé ce qu’ils qualifient de «one man show».

Les trois syndicats déplorent la gestion du VC. Et plus précisément les «décisions unilatérales» qui sont prises sans consultations. Ils s’attardent notamment sur la tenue des examens dans le gymnase, ainsi que de la cérémonie de remise de diplômes sur le terrain de football. 

Saahir Goolfee, président de la Student Union, déplore le fait que les examens se fassent dans le gymnase. «Tou kalité problem kav gagné», fait-il valoir. Notamment au niveau de la température de la salle et du tapage. Or, lorsque ces problèmes ont été portés à l’attention du VC, dit-il, ce dernier «inn soumet enn rapor pou dir péna okenn problem laba».

Dans la foulée, Saahir Goolfee avance qu’aucun étudiant ne siégeait sur le Graduation Committee, jusqu'à ce que la Student Union proteste. «Il y a des pressions pour que la cérémonie ait lieu sur le terrain de foot», allègue-t-il. Ce que refuse catégoriquement la Student Union. «Pa kapav fer enn moment de joie fini koumsa!» Raison pour laquelle il demande l’intervention de la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun. Pour lui, «l’avenir de l’UoM est noir».

De son côté, Satish Ramaran, président de l’USU, affirme que les syndicats auraient fait l’objet de pression afin qu’ils ne se rencontrent pas. Il dit que l’USU veut simplement être partie prenante des réformes à venir. Réformes décidées sans consultations, s’insurge-t-il. 

«Il y a une grande différence entre un ‘boss’ et un leader !»

De citer l’exemple de la fermeture de la faculté des études océanographiques. «Alors que le dernier Budget mettait l’accent sur l’économie océanique, cela a été une des premières décisions du VC. Pa koné kouma li’nn fer pou fer approve sa.» Et de lâcher : «Il y a une grande différence entre un ‘boss’ et un leader !»

L’accord signé avec l’université d’Arizona a également été abordé. «Nous allons perdre entre Rs 30 millions et Rs 40 millions à cause de cela», insiste Satish Ramaran. Et dans ce cas, de nouveau, c’est, souligne-t-il, une seule personne qui a pris la décision. «Nous prendrons une série d’initiatives si rien n’est fait pour remédier à la situation», prévient-il.

«Quand des projets sont rejetés, on ne sait pas pourquoi. On ne sait pas qui évalue les projets. Le VC ne fait que dire que c’est sa prérogative!»

Preethee Gonpot, présidente de l’UMASU, parle, elle, d’«opacité complète» concernant la gestion des fonds. «Quand des projets sont rejetés, on ne sait pas pourquoi. On ne sait pas qui évalue les projets. Le VC ne fait que dire que c’est sa prérogative!»

Pour toutes ces raisons, disent ces syndicats, «it’s high time pou intervénir avan nou institisyon al koulé».

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