Clichés pornos sur Messenger: rêvant de mannequinat, elle est piégée par un faux photographe

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L’une des victimes dont les photos se sont retrouvées sur le «chat» «Foto ek Vidéo Local» à son insu.

L’une des victimes dont les photos se sont retrouvées sur le «chat» «Foto ek Vidéo Local» à son insu.

Des photos d’elle en tenue d’Eve se sont retrouvées sur le groupe de discussion sur Facebook Messenger, «Foto ek Vidéo Local». Il s’agit d’un «chat» créé par un dénommé N.P, soupçonné d’être à la tête d’un réseau de prostitution. S’il est actuellement recherché par la police, la jeune femme, elle, qui habite un faubourg de la capitale, ne sait plus à quel saint se vouer. Elle a accepté de se confier à l’express.

Son calvaire a commencé il y a trois ans, alors qu’elle n’avait que 16 ans. «Je voulais absolument me lancer dans le mannequinat. Un jour, un homme m’a contactée sur Facebook, il s’est présenté comme un photographe», raconte-t-elle. Elle a très vite déchanté. 

Après qu’il lui a promis monts et merveilles, dont un contrat en Australie, cet homme, caché derrière un faux profil, lui a demandé de lui envoyer des photos pour «évaluer son potentiel». Au fil de la conversation, les demandes se font de plus en plus audacieuses. «Li’nn dir mwa avoy foto en bikini. Apré li’nn dir bizin ankor foto, mo’nn avoy li bann foto inpé ‘dévoilant’…» confie la jeune fille, les larmes aux yeux. 

 
 

«Li’nn koumans ménas mwa»

Après plusieurs semaines, elle se rend finalement compte qu’elle se fait mener en bateau et coupe toute communication avec l’homme. «Lerla li’nn koumans ménas mwa. Li’nn dir mwa si mo pa avoy li ankor foto, li pou montré bann foto-la mo fami.» Prise de panique et ne sachant quoi faire, elle a fini par céder aux demandes du maître chanteur. Elle a bien essayé de le bloquer sur Messenger, mais cela n’a pas calmé ses ardeurs pour autant. 

Aujourd’hui encore, il continue à la harceler. «Lerla enn dimounn inn dir mwa ki mo bann foto ti pé sirkilé lor sa group-la, lor Messenger. Mo’nn gagn ankor plis sok.» Le cauchemar est d’ailleurs loin d’être terminé pour la jeune fille. Il y a deux semaines, elle a reçu encore un message l’avertissant que des photos d’elle, nue, continuaient à circuler sur Facebook. 

«La seule chose dont j’ai peur, c’est que mes parents tombent dessus. Même face à mes amis, j’ai honte de leur raconter la vraie histoire», poursuit-elle. La honte, c’est la raison pour laquelle elle n’a pas encore fait de déposition à la police. Mais face à la pression, elle affirme qu’elle le fera dans les jours qui viennent. 

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