Agression d’un handicapé: la version de Husein Abdool Rahim

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Husein Abdool Rahim confirme avoir malmené l’enseignant.

Husein Abdool Rahim confirme avoir malmené l’enseignant.

Que s’est-il passé samedi dernier, 23 juin, entre Husein Abdool Rahim et Vinay (prénom d’emprunt), un enseignant habitant le sud de l’île qui souffre d’un handicap partiel ? Ce dernier soutient avoir été agressé par l’homme derrière la chute de Ravi Yerrigadoo. Bien que leurs versions des faits ne corroborent pas, Husein Abdool Rahim confirme qu’il a bel et bien malmené Vinay, 38 ans, devant le poste de police de Nouvelle-France. 

«Je l’ai attrapé par le collet et je l’ai tiré de la voiture», a concédé le dénonciateur de Ravi Yerrigadoo dans un communiqué envoyé à la presse, hier, samedi 30 juin. Il a aussi accepté que le fils de Vinay, âgé de 4 ans, était présent dans la voiture au moment des faits. Il dit, en outre, que deux policiers sont sortis pour le calmer. 

Mais là où la version des faits des deux hommes diverge, c’est concernant l’accident impliquant leurs voitures. Vinay explique qu’il a malencontreusement heurté celle de Husein Abdool Rahim alors qu’elle était garée dans sa cour. Rahim, lui, allègue que Vinay aurait manœuvré pour heurter la sienne intentionnellement. 

Vinay raconte également qu’il a attendu l’arrivée de Rahim, en vain. Ce dernier affirme, pour sa part, que lui et son amie sont tout de suite descendus pour voir ce qui se passait. Vinay, selon ses dires, était déjà parti. Les deux hommes se sont ensuite revus au poste de police après l’incident.

Vinay raconte…

Selon la version de Vinay à la police, ce samedi-là, il s’était rendu chez sa femme, dont il est en instance de divorce, afin de récupérer le carnet de vaccination de leur fils. L’enseignant dit s’être séparé de sa femme en 2015. «Ma femme a commencé à me tromper. Monn pran mo garson monn al res kot mo mama.»

Sur place, devait-il indiquer, la voiture rouge de Husein Abdool Rahim était garée dans la cour. «Dès que j’ai vu son véhicule, j’ai su que ma femme ne sortirait pas de la maison. Elle a balancé le carnet de vaccination du haut du balcon.»

Mais alors qu’il rebroussait chemin et qu’il avait enclenché la marche arrière, Vinay aurait heurté la voiture de Rahim. «J’ai attendu quelques minutes pour qu’il sorte. Je suis retourné chez ma mère et j’ai appelé mon ex-femme pour lui raconter ce qui s’était passé. Elle m’a dit qu’elle était au poste de police de Nouvelle-France en compagnie de Rahim. Tous deux portaient plainte contre moi.»

Ce père de famille affirme qu’Husein Abdool Rahim lui aurait infligé des blessures aux jambes, au dos et derrière l’oreille. «Si bann polisié pa ti sorti, pa koné ki ti kapav arrivé…»

La mère de la victime aurait également assisté à toute la scène. «Mo ti dan loto ek mo garson ek mo ti zanfan. Kouma loto inn bordé kot stasion, sa boug-la inn ouver laport li’nn ris mo garson, inn trenn li anba. Mo garson so latet ti kapav tap ar enn péron. Mo’nn koumans tranblé, kriyé for-for lerla bann lapolis inn sorti vit pou trap li!» lâche la dame de 69 ans.
 

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