Overdose présumée d’Adhu: la famille incriminée nie en bloc les accusations

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Quelques jours avant sa mort, Adarshee Babooram aurait dit à sa mère que quelqu’un lui avait donné un médicament.

Quelques jours avant sa mort, Adarshee Babooram aurait dit à sa mère que quelqu’un lui avait donné un médicament.

Les membres de cette famille de Petite-Rivière ne comprennent pas pourquoi ils ont été mêlés à ce drame. Celui de la mort d’Adarshee Babooram, 13 ans, dit Adhu par les intimes, d’un œdème cérébral. Le personnel soignant de l’hôpital Jawaharlall Nehru, à Rose-Belle, soupçonne une overdose à la drogue synthétique. Après que les parents de l’adolescente ont porté plainte contre eux, ils ont, à leur tour, fait une déposition contre la mère de la jeune fille, au poste de La-Tour-Koenig.

La mère d’Adarshee Babooram, Neera Panchoojeenah, soutient que sa fille a été piégée. «Ma fille m’avait dit qu’on lui avait donné un médicament car elle ne se sentait pas bien. Et puis, elle s’est endormie.» Ce jour-là, avance la quadragénaire, l’adolescente ne s’était pas rendue à l’école. Quelques jours après avoir pris le médicament, Adarshee Babooram aurait commencé à avoir des crises. Le lundi 18 juin, elle a été transportée d’urgence à l’hôpital avant d’être autorisée à rentrer chez elle. Or, en route, elle a refait une crise.

Son père l’a ensuite reconduite à l’hôpital Jawaharlall Nehru, où elle a été admise. Son état s’est rapidement détérioré. «Le personnel soignant a affirmé qu’il s’agissait d’un cas d’overdose», soutient-il. Mais mercredi matin, Adarshee Babooram est décédée. Les échantillons envoyés au la Forensic Science Laboratory pourront confirmer s’il s’agit d’une overdose.

«Je suis anéantie»

Interrogés par la police de Rose-Belle, vendredi 29 juin, les membres de la famille incriminée rejettent en bloc les accusations. Secouée par ce drame, l’une d’entre eux a néanmoins accepté de nous parler. Elle confie d’emblée qu’elle ne comprend pas comment sa fille et elle se retrouvent aujourd’hui mêlées à cette histoire. «C’est mal de dire que ma fille et moi l’avons tuée en lui donnant de la drogue

L’habitante de Petite-Rivière raconte que sa famille avait accueilli Neera Panchoojeenah qui cherchait un logement pour trois semaines. Au bout d’une quinzaine de jours, Adarshee Babooram l’aurait rejointe. Selon elle, la quadragénaire voulait même entamer des procédures pour leur donner la garde de sa fille car elle comptait aller travailler sur un bateau de croisière. «Elle n’aurait pas fait ça si elle n’avait pas confiance.»

«Je suis anéantie, dit-elle. J’ai une fille de 13 ans et je ne fais aucune différence entre Adhu et elle.» Notre interlocutrice souligne que lorsque l’adolescente est tombée malade le 18 juin, elle a accompagné la mère de celle-ci à l’hôpital.

Mais la mère de l’adolescente campe sur sa position. Elle affirme que sa fille a été piégée. Elle confirme que sa fille et celle de l’habitante de Petite-Rivière étaient devenues très proches. «Mais il y avait aussi une jalousie. La mère de l’adolescente voulait nous faire partir.»

Neera Panchoojeenah, qui est séparée du père d’Adhu depuis six ans, ne cesse de se remémorer le fil des événements. Comment sa fille, celle qui détestait les médicaments, a pu consommer de la drogue ? se demande-t-elle.

Peu avant le drame, l’adolescente se trouvait chez son père. Puis, il y a un mois, elle a voulu passer du temps avec sa mère avant que celle-ci ne parte travailler sur un bateau de croisière. «Elle était en pleine forme en quittant chez moi, le 18 mai», soupire le père de la jeune fille.

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