Overdose présumée: les parents d’Adhu, 13 ans, portent plainte contre une quadragénaire

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Adhu en compagnie de sa mère, Neera. (Photo publiée avec la permission des parents).

Adhu en compagnie de sa mère, Neera. (Photo publiée avec la permission des parents). 

Ils n’en démordent pas. Les parents d’Adarshee Babooram, plus connue comme Adhu, 13 ans, soutiennent qu’elle a été droguée à son insu. La jeune fille est décédée le mardi 26 juin. Les ex-époux ont porté plainte contre une habitante de Montée S, Petite-Rivière, à la police de Rose-Belle et de Pamplemousses.

Neera Babooram, la mère d’Adarshee, explique que sa fille et elle avaient élu domicile pendant quelque temps chez cette quadragénaire. Elle affirme que la jeune fille a été «piégée» par «jalousie».

«Mo zanfan ti bien dernié fwa mo’nn trouv li, li ti en pleine forme, li’nn al rest trwa sémenn kot enn dimounn, kan li revinn kot mwa, li vinn kouma enn kadav. Kouma mo pou konpran sa?»

«La mort de ma petite princesse m’a détruite», lâche Neera Babooram. Adarshee voulait être chanteuse professionnelle. Hôtesse de l’air aussi. «Je voyais déjà ma fille dans les journaux, à faire les grands titres mais pas de cette façon…»

Adhu, est subitement tombée malade dans la nuit du lundi 18 juin. Placée en observation à l’hôpital de Rose-Belle, elle est transférée, quatre jours après, à l’hôpital SSRN, Pamplemousses. Admise à l’unité des soins intensifs, elle décède cinq jours plus tard. Ses funérailles ont eu lieu mercredi matin, 27 juin.

L’autopsie a attribué son décès à un œdème cérébral. Mais la mère de cette élève du Belle-Rose SSS maintient que sa fille a été victime d’une overdose. Neera explique avoir eu des doutes lorsqu’un travailleur social lui a mis la puce à l’oreille. «Ma fille prend des cours de karaté. Quand je suis allée la récupérer à son cours le dimanche 17 juin, un travailleur social m’a approchée pour me dire qu’elle n’était pas dans son état normal et de la surveiller de près.»

Le père d’Adhu raconte, lui, qu’après avoir parlé avec sa fille, dans la nuit du 18 juin, il a reçu un second appel aux alentours de 23 heures. «À l’autre bout du fil, on pleurait et criait. La première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est que j’avais perdu mon enfant. Quand j’ai rappelé, on m’a dit que ma fille n’allait pas bien et de venir directement à l’hôpital.»

En arrivant sur place, il constate que sa fille est sous perfusion. Le médecin autorise Adhu à rentrer quelques heures plus tard. «Il nous a simplement dit de ne pas la laisser seule car il se pourrait qu’elle refasse des crises…» Alors qu’ils sont en route pour Union-Park, l’adolescente fait une nouvelle crise. Son père l’emmène alors à l’hôpital Jawaharlal Nehru, Rose-Belle. Elle est admise.

«Elle pleurait lorsque je lui rendais visite. Je la consolais et je lui disais qu’il fallait qu’elle soit forte…»

Malgré les soins qui lui sont prodigués, son état de santé se dégrade petit à petit. «Elle pleurait lorsque je lui rendais visite. Je la consolais et je lui disais qu’il fallait qu’elle soit forte…» Il est désemparé depuis la mort de sa fille. «Les médecins des hôpitaux ainsi que les policiers ont affirmé que c’était un cas d’overdose.»

Le père dit ne plus rien comprendre. «Mo zanfan ti bien dernié fwa mo’nn trouv li, li ti en pleine forme, li’nn al rest trwa sémenn kot enn dimounn, kan li revinn kot mwa, li vinn kouma enn kadav. Kouma mo pou konpran sa?»

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