Viol d’une Réunionnaise: Bauda écope de 15 ans de prison avec le sourire…

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C’est le 5 juin 2016, à proximité de Mare-aux-Vacoas, à Plaine-Sophie, que Jean Marie Didier Bauda a violé la jeune femme.

C’est le 5 juin 2016, à proximité de Mare-aux-Vacoas, à Plaine-Sophie, que Jean Marie Didier Bauda a violé la jeune femme.

En apprenant la sentence dont il a écopé, il a souri. Un sourire dont il ne s’est pas départi en quittant le box des accusés… Jean Marie Didier Bauda, un décorateur d’intérieur, a écopé de 15 ans de prison, ce jeudi 28 juin, pour le viol d’une Réunionnaise, à Mare-aux-Vacoas.

«Vu la gravité de l’offense, la Cour doit envoyer un signal fort en vous imposant une peine de 15 ans», affirment les magistrats Raj Seebaluck et Nirsoshni Ramsoondar de la cour intermédiaire. Expliquant que la Cour a tenu en compte l’acte «atroce et barbare» commis sur la victime. Les 723 jours qu’il a passés en prison seront toutefois déduits de sa sentence.

«Je sentais qu’elle perdait des forces et qu’elle avait peur de mourir. Je l’ai violée sur des feuilles mortes dans un bois. Je me suis montré très violent envers elle…» 

Jean Marie Didier Bauda avait plaidé coupable et présenté ses excuses à la Cour. Dans sa déposition, il avait expliqué avoir croisé une femme, qui était à vélo, le 5 juin 2016, à proximité de Mare-aux-Vacoas, à Plaine-Sophie. Il lui avait assené plusieurs coups au visage et à l’épaule avant de l’agresser sexuellement.

Au dire du décorateur intérieur, la victime avait tenté de crier à l’aider. Il l’en avait empêché. «Elle avait même tenté de faire un appel sur son téléphone portable mais j’ai jeté le téléphone.» Et d’ajouter : «Je sentais qu’elle perdait des forces et qu’elle avait peur de mourir. Je l’ai violée sur des feuilles mortes dans un bois. Je me suis montré très violent envers elle…» 

De son côté, la victime, une sportive, a raconté à la police qu’elle avait «l’habitude de prendre la route à Mare-aux-Vacoas et de descendre jusqu’à Case-Noyale». Alors qu’elle pédalait, elle dit avoir remarqué un motocycliste, en sens inverse, qui se dirigerait vers elle.

«Il est descendu de sa moto et est venu vers moi. Il ne marchait pas trop vite et avait l’air d’avoir un handicapé. Tout à coup, il s’est jeté sur moi et je suis tombée. Mon pied gauche était coincé dans la pédale», a-t-elle déclaré aux enquêteurs. 

La victime soutient s’être débattue. Mais dès qu’elle a pu libérer son pied, elle dit avoir été rouée de coups. «Je respirais à peine et je croyais que j’allais mourir. Il m’a agressée avec une telle violence… Il m’a traînée dans une chasse pour me violer.» Après le viol, elle a pu s’enfuir en traversant les bois avant de plonger dans un lac de plus de 200 mètres. 

Lors de sa plaidoirie, Me Tony Gukhool, qui représente Jean Marie Didier Bauda, avait demandé à la Cour de ne pas imposer la peine maximale à son client. L’homme de loi faisant valoir que son client a plaidé coupable dès le départ. 

Jean Marie Didier Bauda n’en est pas à sa première agression. En 2002, il avait été reconnu coupable d’attentat à la pudeur. Il avait écopé de trois ans de prison.

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