Accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec une enfant, il est libre

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En cour intermédiaire ce 27 juin, un accusé a obtenu le bénéfice du doute.

  En cour intermédiaire ce 27 juin, un accusé a obtenu le bénéfice du doute.  

«La cour vous donne le bénéfice du doute pour la charge d’acte indécent et l’affaire est classée pour les deux autres accusations.» Propos de la magistrate Niroshni Ramsoondar de la cour intermédiaire dans le cadre du jugement prononcé en faveur d’un homme âgé de 44 ans ce 27 juin.

Cet homme faisait l’objet de deux accusations d’attentat à la pudeur et d’une charge de relation sexuelle avec une mineure. Cette dernière, qui est sa cousine, avait sept ans au moment où les faits présumés se seraient déroulés.

Dans un bungalow et sur la plage

L’affaire remonterait à décembre 1986 et 1988. Selon la plaignante, alors qu’elle avait sept ans et son cousin 13 ans, ce dernier aurait commis un acte indécent sur elle. Elle devait alors passer ses vacances scolaires au bungalow de ses grands-parents, en compagnie de ses cousins. D’après elle, le second acte aurait été commis sur la plage de Trou-aux-Biches.

Après avoir consulté une psychologue, la plaignante a décidé de porter plainte à la police en 2012. La magistrate a tenu en compte que les cousins qui auraient été présents ne sont pas venus témoigner en cour. «La victime avait également démenti avoir eu un coup de cœur pour son cousin. La mère avait indiqué que sa fille avait été examinée par deux médecins mais l’un des deux, qui est médecin de la famille, a déclaré ne pas se souvenir de l’avoir examinée

Pas de preuves

Pour la magistrate Niroshni Ramsoondar, la poursuite n’a pas pu apporter de preuves. Elle ajoute que la mère de la présumée victime n’avait pas fait mention du fait qu’elle avait appelé la mère de l’habitant de Péreybère pour lui faire part de l’incident présumé. La mère de l’accusé se trouvait en Afrique du Sud.

«The Court cannot close its eyes to the fact that victim’s testimony comes with an exceptional delay of 30 years after the event when she was no more 7 years old and accused some 13 years», note la magistrate. Ajoutant : «…corroborative evidence sadly lacking in this case.» Sans compter : «It has been proved by the Passport and Immigration Office that accused was not in Mauritius when victim accused him in 1988.»

L’accusé était représenté par Me Gavin Glover, Senior Counsel.

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