Blanchiment d’argent: Cindy Legallant fixée en septembre

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L’affaire qui éclabousse Cindy Legallant remonte à 2008, lorsqu’elle a été arrêtée à l’aéroport avec 21 755 comprimés de Subutex.

L’affaire qui éclabousse Cindy Legallant remonte à 2008, lorsqu’elle a été arrêtée à l’aéroport avec 21 755 comprimés de Subutex.

«La poursuite a failli à prouver que l’argent de ma cliente provient d’un acte criminel. Elle avait clairement expliqué qu’elle gagnait bien sa vie en tant que nutritionniste dans sa compagnie, avec un salaire de Rs 80 000.» C’est en ces termes que Me Drawnacharya Ortoo a présenté, en écrit, sa plaidoirie, mercredi 27 juin. La cour intermédiaire entendait le procès intenté à Cindy Legallant, qui fait face à 14 accusations formelles de blanchiment d’argent.

Pour l’avocat de la défense, il est clair que la poursuite n’a pas pu établir que les dépôts en banque émanent d’un délit. D’ailleurs, dit-il, la compagnie avait connu un chiffre d’affaires de Rs 1,7 million, avec des profits de Rs 185 000. «Ma cliente avait également contracté un emprunt auprès de deux institutions bancaires en novembre 2007», poursuit Me Ortoo.

La magistrate Razia Jannoo-Jaunbocus prononcera le jugement le 13 septembre.

Trafic de Subutex

Pour rappel, l’Independent Commission against Corruption (ICAC) soupçonne Cindy Legallant d’avoir effectué des transactions financières qui seraient liées au trafic de Subutex. Après que l’accusée a été arrêtée à sa descente d’avion à l’aéroport SSR par les enquêteurs de l’Anti-Drug and Smuggling Unit, en juillet 2008, l’ICAC s’est intéressée à ses versements en banque.

21 755 comprimés de Subutex avaient été retrouvés dans ses valises. La nutritionniste avait mentionné le nom de Sada Curpen. Elle a expliqué qu’elle l’avait rencontré à l’aéroport de Charles de Gaulles, en France, où il lui aurait demandé d’effectuer cette transaction pour laquelle elle sera rémunérée.

Cindy Legallant a fait dix voyages à La Réunion et quatre en France. «Elle a passé un seul jour à La Réunion à chaque voyage. Pour la France, elle n’avait fait que trois ou quatre jours», avait affirmé l’enquêteur en charge de l’affaire.

L’accusée avait avancé dans sa défense qu’elle gagnait bien sa vie et que son concubin touchait Rs 110 000. Elle expliquait aussi que son père lui avait offert un terrain à St Antoine, Goodlands.

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