Les syndicats pour une gestion isolée du fonds de pension des travailleurs

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Le conseil des syndicats a rencontré la presse ce mardi 26 juin.

Le conseil des syndicats a rencontré la presse ce mardi 26 juin.

Après le Budget, les syndicats étaient plutôt satisfaits. Mais il y a trois «taches d’huile», comme dit Reeaz Chutoo, sur lesquelles ils veulent un engagement du gouvernement. Le conseil des syndicats rencontrait la presse, ce mardi 26 juin, à Port-Louis. 

Son porte-parole, Reeaz Chuttoo, a expliqué que ce conseil regroupe la majeure partie du corps syndical, sept confédérations au total.

Leur principale crainte porte sur le fonds de pension des travailleurs avec la création de la Mauritius National Investment Authority. «En 2017, il y avait un réunion pour la réforme des pensions. Le National Pensions Fund est arrivé à terme après 40 ans. Nous attendons toujours une réunion pour discuter de ce qu’il y aura après», explique le syndicaliste. «La National Investment Authority va récupérer tous les investissements du gouvernement, y compris le fonds de pension des travailleurs. Mais elle ne peut pas prendre tous les risques.» 

Le conseil des syndicats demande donc que le fonds de pension des travailleurs soit sous la férule d’un comité d’investissement tripartite, qui tombe sous le Premier ministre. Qu’il soit traité de manière isolée. 

Autre appel, au ministre du Travail, Soodesh Callichurn, cette fois. «Work from home, qu’est-ce que cela veut dire ?», s’interroge Reeaz Chutoo. Les syndicats se posent des questions sur ses modalités, son fonctionnement, la rémunération de ceux qui seront concernés, les allocations, etc. «Que le ministre rencontre le mouvement syndical à ce sujet.»

Soodesh Callichurn doit aussi engager le débat pour déposer les amendements aux lois du travail au Parlement, en septembre. 

Le fonds de pension et la Mauritius National Investment Authority ; l’amendement aux lois du travail et le concept de work from home sont donc deux des «taches d’huile» du Budget. La première étant la «vente» de la nationalité, mais pour cela, les syndicalistes estiment qu’il y a déjà eu une levée de boucliers de nombreux acteurs.

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