XV de France: les enseignements du maître étalon

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Les Français Cedate Gomes Sa (g) et Adrien Pélissié après la défaite contre les All Blacks, le 23 juin 2018 à Dunedin.

Les Français Cedate Gomes Sa (g) et Adrien Pélissié après la défaite contre les All Blacks, le 23 juin 2018 à Dunedin.

Venus se jauger lors de la tournée de juin face à la référence mondiale, Nouvelle-Zélande, les Bleus, repartis avec trois défaites (52-11, 26-13 et 49-14), ont mesuré l’ampleur du fossé à tenter de combler, au moins en partie. En quinze mois, d’ici la Coupe du monde 2019 au Japon.

Une défense à retrouver

Satisfaction du Tournoi des six nations, qui a marqué le début du mandat du sélectionneur Jacques Brunel, la défense a volé en éclat face aux All Blacks, qui ont inscrit 127 points et 19 essais aux Bleus.

Lesquels étaient certes privés de plusieurs titulaires (Guirado, Vahaamahina, Lauret, Y. Camara...), ce qu’a souligné Brunel: «Avec certains joueurs qui n’étaient pas là pendant le Tournoi on a été moins agressifs sur l’ensemble de la tournée.»

Et sans doute usés au bout de la saison, comme l’a fait remarquer Camille Chat: «Heureusement qu’il n’y avait pas un match de plus. Je sens mon corps, mon esprit fatigué.»

Mais le talonneur a aussi appelé à «bosser physiquement». Lors du premier et du dernier test-match, le XV de France a craqué dans la dernière demi-heure face à l’intensité proposée par les All Blacks et à leur vitesse d’exécution, auxquelles il n’avait pas été confrontées lors du Tournoi. «C’est une évidence qu’ils vont plus vite. Leurs replacements et leurs courses dont qu’ils mettent le doute sur la défense. La qualité de leur jeu nous a affaibli en défense» a consenti le troisième ligne Kélian Galletier.

Un réalisme à soigner

Ces qualités permettent aux doubles champions du monde de marquer en fournissant peu d’efforts, en quelques passes, quand les Bleus doivent eux multiplier les temps de jeu pour tenter de se retrouver dans l’en-but: en témoigne samedi cette première action de «23 temps» de jeu selon Brunel, au bout de laquelle Dany Priso s’est finalement fait arracher le ballon (3e).

«Il faut trouver ce côté tueur sans pitié quand on arrive dans cette zone des 22 mètres. Eux sont programmés pour y marquer, nous pas encore» a reconnu le centre Wesley Fofana.

Brunel et les joueurs se sont néanmoins satisfaits de s’être créé des occasions samedi, surtout lors d’une première période ponctuée de deux essais et de plusieurs mouvements d’envergure, avec des passes et courses dans le bon tempo. Le chantier avance: «On a montré des choses sur le plan offensif, ce qui est toujours le plus difficile à mettre en oeuvre» a souligné le sélectionneur, quand Galletier a vu «une évolution sur le plan offensif, on développe petit à petit notre jeu».

Des airs à maîtriser

C’est une lapalissade: il est plus facile de marquer lorsqu’on a le ballon, et donc avec une conquête propre. Or, si la mêlée fermée a plutôt tenu la route, la touche a elle dévissé, avec 17 ballons perdus sur l’ensemble de la tournée, plus quelques autres conservés mais avec difficulté. Ce qui empêche toute prise de vitesse.

L’absence de Guilhem Guirado, Sébastien Vahaamahina, Yacouba Camara voire Wenceslas Lauret peut expliquer ce déchet, comme la qualité de l’adversaire: «Ils sont prêts avant nous, ils ont un contre exceptionnel» a lâché Chat, appelant à «bosser nos mouvements, nos appels».

Les All Blacks ont aussi régné sur les airs sur les renvois, captant samedi les deux consécutifs aux essais tricolores. Pour au final marquer à leur tour plusieurs temps de jeu plus loin (16e et 32e). «Quand on marque il faut savoir confirmer et bien sortir de son camp, a reconnu Galletier. On n’a pas été bon là-dessus.» 

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