Jeux d’argent: quand les opérateurs grugent avec les machines

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Il faut débourser Rs 5 000 par machine à sous pour obtenir un permis d’opération.

  Il faut débourser Rs 5 000 par machine à sous pour obtenir un permis d’opération.  

Alors que le gouvernement déclare vouloir combattre la «nasion zougader», des opérateurs enfreignent les règlements de la Gambling Regulatory Authority (GRA). Ils se servent de machines à jeux (Amusing Machine) pour opérer des machines à sous (Gambling Machine).

La différence entre ces deux activités est qu’avec les machines à jeux, les prix, dont la valeur ne devrait pas dépasser Rs 500, sont non monétaires. Elles sont destinées principalement à des jeunes et des familles, proposant des jeux comme des fighting and shooting games. Alors que pour les machines à sous, un joueur peut toucher de l’argent. Et, dans certains cas, de grosses sommes. Ces opérateurs proposent même des jeux tels les courses de chevaux et la roulette, ce qui est prohibé par la GRA Act.

Pour leur permis d’opération, ils ne paient que Rs 5 000 par mois comme gaming tax dans le cas des machines à jeux. Tandis que pour l’autre catégorie, ils doivent s’acquitter d’une somme de Rs 5 000 par machine.

Cette affaire a éclaté quand, le 15 mai, le Premier ministre a déposé au Parlement une liste de 16 opérateurs qui ont fait une demande de licence pour 320 machines. Une liste qui comprend plu- sieurs proches du pouvoir. Les taxes qui auraient dû être facturées avec l’entrée en opération de ces 320 nouvelles machines sont estimées à quelque Rs 1,6 million, si elles avaient été déclarées comme machines à sous. Un gros manque à gagner pour l’État.

Phénomène ancien

Ce phénomène dure depuis des mois, voire des années. Quelques années de cela, des inspecteurs de la GRA ont pris en flagrant délit un opérateur à Bambous qui exploitait une machine à sous au lieu d’une machine à jeux. Le propriétaire a été interdit d’opération. Mais le directeur de la compagnie avait entré un procès en cour contre la GRA.

Finalement, la Cour suprême a donné gain de cause à la GRA, en citant notamment l’article 2 de la GRA Act. qui stipule clairement qu’une machine à jeux peut permettre entre autres à un joueur d’obtenir «one or more noncash prizes with a combined retail monetary value not exceeding 500 rupees or such an amount as may be prescribed». Malgré cela, d’autres opérateurs contournent toujours cette loi.

Interrogée, la Chief Executive Officer de la GRA, Vidya Ringadoo, a concédé que l’autorité régulatrice est au courant de cette ruse et de cas d’irrégularités. «Nous avons envoyé des inspecteurs. Je vous confirme que nous sommes arrivés à la conclusion que des machines à jeux fonctionnent comme des machines à sous. Le board de la GRA va prendre des sanctions contre ces contrevenants. Peut-être que leurs licences seront révoquées.»

Elle ajoute que dans le passé, il y avait encore plus d’abus, quand ces opérateurs étaient sous le contrôle des autorités locales. Depuis que la GRA a pris en charge ces opérateurs, l’année dernière, il y a des inspections fréquentes.

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